Qu’ils soient maigres ou finis, les bovins démarrent l’année 2026 sur une hausse de prix. Car l’offre continue de manquer, en France mais également chez nos voisins européens. Les poids de carcasse progressent fortement dans la plupart des pays, stimulés par le bon prix de la viande, le faible prix de l’aliment et la volonté de rentabiliser l’achat des animaux maigres. En France, la consommation fléchit, faute d’offre. L’inflation sur le bœuf et le veau s’établissait en décembre à 8,9% sur un an, après un pic à 9,3% en novembre.
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Les prix des bovins finis toujours à la hausse
Dernière révision leAprès avoir littéralement décollé en 2025, les cotations restent en hausse sur les premières semaines de 2026 pour toutes les catégories de gros bovins finis, tirées par le manque d’offre.
La cotation de la vache R gagne 8 centimes en deux semaines.
Les prix des vaches allaitantes restent orientés à la hausse alors que les fêtes de fin d’année sont passées. Le manque d’offre conduit les acheteurs à rajouter des centimes.

La cotation de la vache R a encore gagné 8 centimes sur les deux premières semaines de l’année, pour atteindre 7,59 €/kg de carcasse en semaine 3 (+35% /2025). Celle de la vache U a gagné 6 centimes, à 7,89 €/kg (+30% /2025).
Les abatteurs font face à un recul de l’offre persistant. Sur les trois premières semaines de l’année, les abattages de vaches de type viande étaient en retrait de 11% par rapport à 2025 d’après l’indicateur hebdomadaire de Normabev.
Le cheptel français de vaches allaitantes a ralenti sa baisse au cours de l’année 2025, mais demeurait en recul de 1,9% sur un an au 1er décembre dernier, à 3,35 millions de têtes.
Les cours des laitières repartent à la hausse, faute d’offre
Après la baisse saisonnière de l’automne dernier, les cours des vaches laitières sont repartis à la hausse en début d’année, tirés par le recul de l’offre.

La cotation de la vache P a gagné 7 centimes en deux semaines pour atteindre 6,17 €/kg de carcasse en semaine 3 (+42% /2025). Celle de la vache O a gagné 3 centimes à 6,47 €/kg (+39% /2025).
Le manque d’offre semble criant. Les abattages de vaches laitières sur les trois premières semaines de l’année affichent un recul de 9% sur un an selon l’indicateur hebdomadaire de Normabev.
Le cheptel laitier français s’est nettement réduit au cours de l’année 2025. Au 1er décembre dernier, la baisse du nombre de vaches laitières atteignait 2,6% par rapport au 1er décembre 2024 (ou -86 000 têtes).
Les prix des jeunes bovins progressent toujours
Les cotations des jeunes bovins finis continuent de gagner des centimes. La forte augmentation du prix du broutard il y a un an nécessite de passer les hausses sur les animaux finis en France comme en Italie (lire notre article sur les jeunes bovins en Europe pour en savoir plus). Par ailleurs, les faibles effectifs à abattre accroissent le pouvoir de négociation des éleveurs face à leurs clients abatteurs.

La cotation du jeune bovin U a gagné 7 centimes depuis le début de l’année. Elle a atteint 7,61 €/kg de carcasse en semaine 3, soit +28% /2025. Celle du jeune bovin R a atteint 7,44 €/kg (+29% /2024), gagnant 3 centimes en deux semaines. Celle du jeune bovin O, à 6,81 €/kg, dépassait de 37% sa cotation de 2025.
Les abattages de jeunes bovins de type viande sur les trois premières semaines de l’année étaient en repli de 2% /2025 d’après l’indicateur hebdomadaire de Normabev. La hausse du poids moyen des carcasses (+1,8%), liée à l’allongement de l’engraissement de 10 jours en moyenne, compensait toutefois la baisse des effectifs abattus.
Des volumes abattus en baisse de 2% en 2025
Après une stabilisation en 2024, les tonnages de gros bovins finis abattus sont repartis à la baisse en 2025, tombant à 1,126 million de tonnes équivalent carcasse (-2,0% /2024 ou -23 000 téc).

Les tonnages de jeunes bovins de type viande (-16 ktéc) et de type lait (-3 ktéc) étaient en baisse, de même que ceux de vaches laitières (-9 ktéc) et de génisses de type viande (-2 ktéc). À l’inverse, ceux de bœufs de type viande et croisés (+2 ktéc), de vaches viande (+1 ktéc) et de taureaux (+1 ktéc) ont enregistré de petites hausses.
Le recul des effectifs abattus (-80 000 têtes à 2,895 millions de têtes, soit -2,7%) a été partiellement compensé par une hausse des poids de carcasse dans quasiment toutes les catégories : +0,7% /2024 pour les vaches de type viande ainsi que pour les vaches laitières, +0,4% pour les JB de type viande, +0,6% pour les JB laitiers et +0,5% pour les génisses de type viande.
Vers une production en baisse de 0,7% en 2026
Compte tenu de l’état des cheptels, la production de 2026 pourrait de nouveau baisser, mais de façon plus modérée qu’en 2025 (-0,7% pour l’ensemble des bovins finis, y compris les veaux). En effet, la production de mâles non castrés devrait à nouveau se réduire, mais la production de viande de femelles pourrait légèrement progresser grâce aux effectifs renforcés de génisses dans les exploitations allaitantes.
Pour plus d’information, lire notre communiqué de presse du 22 janvier.

































