Recul des cotations des commodités

Avec des quantités de lait produit toujours globalement importantes, les cotations des commodités laitières se sont repliées. Après son envolée, le cours étatsunien de la poudre maigre se réajuste alors que les disponibilités rebondissent.

Réajustement des cours de la poudre maigre

Les cours mondiaux de la poudre maigre ont été soutenus au printemps, portés par le manque de disponibilités aux États-Unis. En effet, les incertitudes sur les marchés mondiaux, la demande en protéines et des fermetures de sites de production pour des raisons sanitaires ont créé un déficit important dans le pays. Faute de production aux États-Unis, les exportations de poudre maigre en mai 2026 ont même reculé de 20% sur un an, à moins de 50 000 t.

Depuis, les disponibilités y ont à nouveau progressé. Ainsi, en juin 2026, les cotations de la poudre de lait écrémé étaient désormais sous pression sur les marchés mondiaux. C’était bien sûr le cas pour la cotation départ USA qui avait jusque-là atteint des niveaux records. En juin, elle a ainsi reculé à 3 617 €/t (-15% /mai 2026 et +50% /juin 2025). Il s’agit encore du 7ème niveau le plus élevé de l’histoire, mais la baisse va se poursuivre comme le suggère les données de cotations hebdomadaires dans le pays. La cotation en UE était aussi orientée à la baisse après un rebond plus modeste. Elle s’établissait à 2 732 €/t (-2% en un mois mais +12% /2025).

La cotation départ Nouvelle-Zélande avait mieux résisté, en légère progression à 3 182 €/t, soit +2% en un mois et +29% en un an. Signe jusqu’ici du manque de poudre maigre sur le marché mondial au printemps, les performances à l’export de la Nouvelle-Zélande ont été plutôt bonnes ces derniers mois après un début d’année plus compliqué. Entre janvier et mai 2026, la Nouvelle-Zélande a exporté 221 000 t de poudre maigre (+7% /2025), un record.

En France, après un rebond lié notamment au raffermissement des prix mondiaux, la cotation de la poudre maigre s’est repliée. D’après ATLA, La cotation s’est établie à 2 670 €/t en semaine 28, en baisse de 5% sur un mois mais en hausse sur un an de 14%, soit de 320 €/t.

Les réajustements des cours à la baisse se poursuivent. Les dernières enchères pour la poudre maigre sur la plateforme du Global Dairy Trade étaient orientées à la baisse. Entre la dernière enchère de juin et la première de juillet (7 juillet 2026), le prix de la poudre maigre avait reculé de 7%, à 3 135 US$/t.

Après un bref rebond, les cours du beurre ont reculé

Après avoir progressé sur le premier trimestre 2026 alors que les opérateurs se couvraient sur les marchés, les cours du beurre se sont repliés en avril et en mai avant de se stabiliser. Les évolutions étaient diverses en juin 2026 :

  • En UE, la cotation a atteint 3 915 €/t (–1% en un mois, -47% /2025) ;
  • En Nouvelle-Zélande, la cotation était en légère hausse à 5 096 €/t (+1% en un mois, -27% /2025) ;
  • Aux États-Unis, la cotation était en progression à 3 123 €/t (+3% en un mois, -36% /2025).

Sur de nombreux marché, la demande en beurre rencontre une offre plutôt soutenue. C’est notamment le cas en France. D’après ATLA, s’il n’y a pas eu de cotation en semaine 28, la cotation du beurre en France en semaine 27 s’est établie à 3 950 €/t (-8% sur un mois et -48% /2025).

A l’instar de la poudre maigre, les dernières enchères pour le beurre sur la plateforme du Global Dairy Trade étaient en baisse. Entre mi-juin et début juillet, le prix du beurre s’était déprécié de 3%, à 5 336 US$/t.

Les prix du lait se sont rapprochés

Portée notamment par la pénurie de poudre maigre jusqu’en mai, le prix du lait à la production aux États-Unis s’est apprécié depuis le début de l’année alors qu’il partait d’un point bas. Entre janvier et mai 2026, il a progressé de 22% en euros pour atteindre à 414 €/1 000 l en mai 2026. Il demeurait en retrait de 3% sur un an.

En Nouvelle-Zélande, il est resté relativement stable alors que Fonterra avait maintenu des prévisions plutôt optimistes jusqu’ici. Il atteignait 384 €/1 000 l en mai 2026, soit -7% /2025. Dans l’UE, les dynamiques étaient divergentes.

En France, le prix à la production poursuivait son lent repli à 435 €/1 000 l (-11% /2025) quand le prix allemand se redressait à 382 €/1 000 l (-27%).