En mars, l’inflation française est restée modérée, comme en février. Nos importations de viande ont reculé en février, notamment des Pays-Bas, où les abattages de veaux ont nettement baissé. Nos exports sont restés équivalents à ceux de 2024, avec une belle progression des envois vers l’Italie, où la baisse de production accroît les besoins à l’import.
Une inflation en dessous de 1% pour le deuxième mois consécutif
L’inflation était toujours ralentie en mars en France : l’évolution de l’indice des prix à la consommation n’était que de +0,8% sur un an, comme le mois passé. Les prix de l’énergie ont reculé (-6,6% en mars après -5,8% sur un an en février) via la baisse du gasoil (-7,8% sur un an après -5,9%) de l’essence (-7,2% après -2,8%) et de l’électricité (-12,8% /mars 2024, grâce à la baisse de 15% du tarif réglementé le 1er février 2025). Le prix des produits manufacturés a légèrement faibli en mars (-0,2% / mars 2024) mais ceux des services progressaient encore (+2,3% sur un an, contre +2,2% un mois plus tôt). Le prix de l’alimentaire progressait peu (+0,6% sur un an, après +0,3%), en particulier pour les produits frais. Le prix des viandes, y compris volaille, reculait de 0,4%, celui du bœuf et du veau progressait de 2,2% sur un an, celui du lait, fromage et œufs s’érodait (-0,8% sur un an, contre -0,9% un mois plus tôt).
En février, moins d’import de viandes bovines depuis les Pays- Bas
En février 2025, les importations sont restées modestes, à 28 000 téc (-4% /2024 comme un mois plus tôt) tandis que les exportations de viandes bovines ont un peu mieux résisté (seulement -2% /2024 après +1% un mois plus tôt) à 18 000 téc.

En cumul sur les deux premiers mois de l’année, nos importations ont reculé de 4% /2024.
Les imports ont notamment reculé depuis notre principal fournisseur, les Pays-Bas, de 13% /2024 (- 1 700 téc) à 12 000 téc. Ces volumes incluent le veau. Or, les abattages de veaux aux Pays-Bas ont reculé de 12% en 3 mois (nov. 2024 à janv. 2025) et notamment de 21% en janvier 2025 (-3 900 téc) ce qui a réduit les exportations vers la France, une des principales destinations du veau néerlandais (voir notre article sur le veau de boucherie).
Dans le même temps, nos imports ont progressé depuis l’Irlande à 10 000 téc (+7% /2024) et la Pologne (+13%, à 6 000 téc). Nos imports en provenance d’Allemagne se sont effrités (-2%) à 4 800 téc et ceux depuis l’Espagne s’écroulent depuis le début de l’année (-25%) à 3 000 téc.
Enfin, nos achats au Royaume-Uni, en partie redirigés ensuite vers d’autres pays de l’UE, ont reculé de 6% /2024 (-500 téc) à 6 700 téc.
Nos expéditions de viande bovine à l’étranger sont restées équivalents à celles de l’an passé sur les deux premiers mois de l’année. Elles ont progressé vers deux destinations importantes :
- vers l’Italie (+11% /2024, à 8 000 téc) du fait du manque de viande produite de l’autre côté des Alpes lié à la réduction des envois de broutards depuis la France,
- et vers la Grèce (+3%, à 5 700 téc).
Nos exportations étaient robustes vers l’Allemagne (= /2024, à 6 200 téc).
Nos exportations vers les Pays-Bas ont par contre nettement reculé, de 14% /2024 (-800 téc) à 5 000 téc, en parallèle du recul de nos achats au Royaume-Uni (-500 téc). Nos envois vers la Belgique ont aussi reculé (-7%, à 3 200 téc).

Attention, les échanges sont affectés par des flux « parasites » avec le Royaume-Uni et les Pays-Bas depuis la mise en œuvre du Brexit. Des opérateurs britanniques font dédouaner des viandes britanniques en France avant réexportation vers les Pays-Bas. Ces flux ne sont pas retranchés des chiffres ci-dessus.
