Viandes bovines

Cours soutenus en France, détente en UE

En France, les cours des vaches restent en hausse, creusant l’écart avec les autres États membres. Les prix des JB résistent à la baisse saisonnière et ceux des veaux gras demeurent à haut niveau. Les broutards et les veaux laitiers atteignent des niveaux inédits pour la saison, faute d'offre suffisante en animaux maigres. En Europe les cours sont plus fluctuants. Les prix des JB italiens se sont stabilisés. Le ramadan n’a pas fait recette en Espagne et le déclenchement du conflit au Moyen-Orient a fait réagir le marché, tout comme en Pologne qui craint pour ses ventes vers la Turquie.

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Les exports français de viande bovine ralentissent en janvier

Les exportations de viande bovine démarrent à rythme ralenti en janvier. En France, en février, l’inflation alimentaire progressait encore un peu, notamment du fait de l’évolution du prix des viandes et des produits animaux.

En janvier les exports de viande bovine n’ont pas décollé

L’année 2026 a démarré avec des exports peu dynamiques. En janvier, 17 300 téc de viande bovine ont été exportées de France, en recul de 7% /janvier 2025 (-1 300 téc). La viande de jeune bovin français est moins bien positionnée à l’export que d’autres origines européennes depuis quelques mois (lien vers notre article sur les jeunes bovins en Europe) ce qui a quelque peu freiné les expéditions.

Les exportations françaises de viande bovine ont reculé vers presque toutes nos destinations :

  • vers l’Italie (-10% /2025, -400 téc) à 3 500 téc,
  • vers l’Allemagne (-4% /2025 ou -150 téc) à 3 000 téc,
  • vers la Grèce (-18% ou -600 téc) à 2 500 téc, touchée au 2e semestre 2025 par une inflation moyenne de 21% sur le bœuf,
  • vers les autres pays de l’UE (-22% ou -400 téc) à 1 500 téc,
  • vers les pays tiers (-36% /2025) à 500 téc, essentiellement vers le Royaume-Uni et la Suisse.

Nos envois de viande bovine ont cependant progressé de 17% vers les Pays-Bas (+500 téc) en janvier, à 3 000 téc, sans que nos imports du Royaume-Uni, en partie ré-expédiés vers les Pays-Bas, n’aient progressé.

Ces pourcentages de variations sont à prendre avec prudence, un seul mois étant disponible en 2026.

Par ailleurs, depuis la mise en œuvre du Brexit, les échanges sont affectés par des flux « parasites » avec le Royaume-Uni et les Pays-Bas. Des opérateurs britanniques font dédouaner des viandes britanniques en France avant réexportation vers les Pays-Bas. Ces flux ne sont pas retranchés des chiffres ci-dessus.

Les importations de viande en faible recul

En janvier, les volumes importés se sont effrités de 2% /2025 (-500 téc) à 28 000 téc. Les importations ont reculé de 3% /2025 depuis l’Irlande, de 5% du Royaume-Uni, de 2% de Pologne, de 10% d’Espagne et de 21% de Belgique. Elles ont cependant progressé de 2% depuis les Pays-Bas, notre premier fournisseur, ainsi que de 33% depuis les autres pays de l’UE (+200 téc) à 800 téc. Les États membres habituellement fournisseurs de la France peinent à exporter suffisamment actuellement, les disponibilités étant faibles chez eux. La France se tourne donc vers les Pays-Bas, plateforme de réexport, et vers des fournisseurs plus inhabituels, tels l’Autriche (+35% à 350 téc).

Le disponible consommable de viande bovine resté stable en janvier

En janvier, la consommation par bilan de viande bovine et de veau était stable en France, à 117 000 téc, grâce aux abattages stables en base CVJA (corrigées des variations inter journalières annuelles selon Agreste). Attention toutefois, ce calcul ne tient pas compte des éventuelles variations de stocks qui peuvent influer sur les volumes d’un mois sur l’autre ou sur de plus longues périodes. La part d’import dans la consommation se situait à 25%, comme en janvier 2025.

En février, l’inflation sur l’alimentaire frais encore en hausse

En février selon l’INSEE, l’inflation générale était de 0,9% sur un an (contre 0,3% un mois plus tôt). Cette accélération est liée à une moindre baisse du prix de l’énergie en février 2026 qu’en 2025, qui avait bénéficié de la baisse de 15% du tarif réglementé de l’électricité. L’indice des prix des produits manufacturés recule, comme depuis de nombreux mois, de 0,2% cette fois-ci. L’alimentaire, au contraire, poursuit sa hausse, à 2,0% sur un an contre +1,9% un mois plus tôt. Les produits alimentaires frais accélèrent à +1,8%, contre +1,1% le mois précédent, notamment du fait des viandes (+3,4% toutes espèces confondues contre +3,2% un mois plus tôt), des produits laitiers et œufs (+1,3% après +1,0%) et du poisson (+4,8% après +1,7% un mois auparavant).

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Abattages en retrait, prix toujours soutenus

Début mars, les abattages étaient en retrait après un début d’année plutôt dynamique. Ceci soutient les cours, en particulier ceux des vaches laitières. Les prix des jeunes bovins de race à viande sont stables à baissiers, dans le sillage de l’évolution saisonnière en Italie, mais restent à des niveaux historiquement élevés.

Abattages en recul

D’après l’indicateur hebdomadaire de Normabev, les abattages de gros bovins sur les semaines 8 à 11 étaient en recul de 3% en têtes d’un an sur l’autre. La baisse était moindre en tonnage (-2%), les bons prix de la viande et le faible prix de l’aliment incitant à alourdir les animaux.

Dans le détail :

  • Les abattages de vaches allaitantes ont reculé de 10% en têtes et de 8% en tonnage et ceux de génisses de type viande de 2% en têtes et de seulement 1% en tonnage.
  • À l’inverse, les vaches laitières montraient une progression de 3,5% en têtes et de près de 5% en tonnage, par rapport à un faible niveau en 2025.
  • Les jeunes bovins de type viande affichaient un repli de 5% en têtes et de 3% en tonnage.
  • Les jeunes bovins de types lait poursuivaient leur déclin structurel (-6% en têtes et –4% en tonnage).
  • À l’inverse, les sorties de bœufs toutes races confondues poursuivaient leur remontée (+6% en têtes et +7% en tonnage).

Ralentissement de la décapitalisation

La baisse conséquente des abattages de femelles de type viande laisse présager une poursuite du ralentissement de la décapitalisation. On assiste en effet depuis l’automne à une réduction de l’écart entre les effectifs de vaches allaitantes de l’année en cours et ceux de l’année précédente.

Au 1er février, la ferme France comptait 3,387 millions de vaches allaitantes, soit -1,2% /2025. Le rythme annuel de baisse a donc été divisé par deux par rapport à celui enregistré au printemps dernier (-2,4% et -2,3% en mars et avril).

Les cotations des vaches soutenues par le manque d’offre

Les cours des vaches de réforme continuent de progresser. En type viande, la hausse des cours, à présent devenue plus lente, répond à la baisse de l’offre, qui découle du recul du cheptel et de la rétention actuelle encouragée par la hausse des revenus.

La cotation de la vache R a gagné 21 centimes depuis le début de l’année pour grimper à 7,69 €/kg de carcasse en semaine 11 (+31% /2025). Celle de la vache U standard a atteint 8,09 €/kg la même semaine (+29% /2025 et +26 centimes depuis le début de l’année).

Concernant les vaches laitières, on entre dans une saison de réduction saisonnière des réformes liée à l’arrivée des beaux jours et des mises à l’herbe. Ainsi, bien que légèrement supérieurs à l’an dernier, les abattages se réduisent semaine après semaine. Les prix sont donc orientés à la hausse, d’autant que le faible nombre de réformes allaitantes conduit les opérateurs à se rabattre sur les laitières.

En semaine 11, la vache O cotait 6,74 €/kg de carcasse (+31% /2025 et +30 centimes depuis la semaine 1). La vaches P cotait 6,47 €/kg de carcasse (+32% /2025 et +37 centimes depuis la semaine 1).


Les cours des jeunes bovins, entre hausse et timide baisse saisonnière

Les cotations des jeunes bovins finis n’évoluent pas dans le même sens selon la conformation. Alors que la cotation du jeune bovin U résiste, celle du jeune bovin R a amorcé une timide baisse saisonnière dans le sillage des prix européens et celle du jeune bovin O progresse toujours, dans le sillage des prix des vaches laitières.

La cotation du jeune bovin U a perdu deux centimes depuis son pic de la mi-février, à 7,75 €/kg de carcasse en semaine 11 (+22% /2025). Celle du jeune bovin R a perdu 4 centimes, à 7,55 €/kg en semaine 11 (+23% /2025). A l’inverse, celle du jeune bovin O a gagné 8 centimes en un mois, à 6,99 €/kg (+32% /2025).

L’IPAMPA relativement stable


L’IPAMPA viande bovine (indice des prix d’achat des moyens de production agricoles) a peu évolué jusqu’en janvier (dernière donnée disponible). En janvier, il était à l’indice 124,0 (-1,1%/ janvier 2025). Les baisses du prix de l’aliment (-5,0%) et de l’énergie (-11,8%) étaient partiellement compensées par la hausse du prix des engrais (+9,5%). Le conflit au Moyen-Orient déclenché le 28 février a fait flamber le prix de l’énergie et des engrais. Son impact ne sera visible sur l’IPAMPA qu’à partir de la publication de l’indice de mars.

À noter, l’IPAMPA ne couvre pas l’ensemble des charges des exploitations. D’autres charges comme les coûts salariaux ou les coûts des travaux par tiers, qui ne sont pas prises en compte dans l’IPAMPA, restent en hausse par rapport à début 2025.

Viandes bovines » Jeunes bovins » Europe »

Le manque de production maintient les prix hauts   

Avec une demande qui se tient et une production en baisse ou stable dans la majorité des pays, les abatteurs ne parviennent pas à faire baisser la tension sur les prix des taurillons.  

Les prix espagnols et polonais réagissent au conflit au Moyen orient 

En cette fin de premier trimestre 2026, les cours des jeunes bovins ont amorcé une timide baisse saisonnière en Italie et en Allemagne, où le manque d’offre leur permet de résister à l’érosion de la demande. En Espagne et en Pologne, pays exportateurs de carcasses ou de vif vers les pays du Moyen Orient et d’Afrique du Nord, les cotations des jeunes bovins ont perdu une quarantaine de centimes avec le déclenchement du conflit au Moyen-Orient. 

  

En semaine 10 :   

  • Le Charolais italien Prima Qualità (correspondant à une conformation U) cotait 8,19 €/kg de carcasse (+15% /2025), en baisse de 10 centimes sur quatre semaines,  
  • Le jeune bovin U allemand cotait 7,29 €/kg de carcasse (+14% /2025),  
  • Le jeune bovin U français se stabilisait à 7,77 €/kg de carcasse (+23% /2025).  
  • Le jeune bovin U espagnol s’est replié de 45 centimes en deux semaines, à 7,34 €/kg de carcasse (+6% /2025),  
  • Le jeune bovin U polonais a perdu 40 centimes en deux semaines pour tomber à 7,09 €/kg (+17% /2025). 

Espagne : L’Espagne abat des animaux plus lourds 

Sur l’ensemble de l’année 2025, la production abattue d’animaux jeunes en Espagne a égalé son niveau de 2024, avec davantage d’animaux de plus d’un an et moins de très jeunes bovins, confirmant la tendance de moyen terme à sortir des bovins plus lourds.

Les abattages de mâles de plus d’un an dépassaient la barre des 300 000 téc, à 305 000 téc, en hausse de 26 000 téc /2024. A la hausse des effectifs abattus (+52 000 têtes /2024, à 876 000 têtes) s’est ajoutée celle des poids carcasse (+8 kg en moyenne, à 347 kg). Ce changement de dynamique est la conséquence des envois français de broutards lourds vers l’Espagne (lire notre article sur les broutards du mois précédent). L’alourdissement est également lié à l’intérêt de produire plus de viande sur un animal acheté cher grâce à un aliment bon marché. 

À l’inverse, les abattages de bovins âgés de 8 à 12 mois ont connu un recul en nombre et en volume sur douze mois, atteignant 151 000 téc (-33 000 téc /2024) pour 624 000 têtes (-127 000 têtes /2024). 

Le manque d’offre se prolonge en Allemagne 

En Allemagne, les sorties de jeunes bovins étaient en recul en 2025, en raison notamment de la baisse de disponibilités en veaux. D’après Eurostat, les abattages de jeunes bovins cumulés sur les douze premiers mois de l’année 2025 affichaient une baisse de 17% /2024.  

Début 2026, les sorties de taurillons ont continué à baisser d’après AMI.  

Sur les semaines 7 à 10, le nombre de jeunes bovins abattus en Allemagne était en baisse de 9% par rapport à 2025. En cumul annuel (10 semaines), les abattages de jeunes bovins ont reculé de 4% selon AMI. 

Italie : Recul des abattages faute de disponibilité  

La baisse des envois de broutards français depuis plusieurs années réduit les mises en place en Italie, limitant d’autant les abattages. En effet, les engraisseurs de la plaine du Pô ont bien tenté de diversifier leurs approvisionnements, mais sans grand succès, la ressource en bovins maigres étant contrainte en Europe du fait de la baisse généralisée du cheptel reproducteur. La production italienne de jeunes bovins est donc orientée à la baisse et 2025 n’a pas fait exception. 

En cumul sur l’ensemble de l’année 2025, 721 000 mâles (-27 000 têtes /2024) et 546 000 femelles (-8 000 /2024) ont été abattus.

Viandes bovines » Femelles » Europe »

Le cheptel de vaches en UE a moins reculé en 2025

Les effectifs de vaches en UE ont retrouvé le 1er décembre 2025 leur rythme habituel de recul de 1% annuel, après une année 2024 de décapitalisation rapide. Ce meilleur maintien des effectifs de femelles en UE a entraîné en 2025 des réformes de vaches particulièrement faibles, en recul historique de 5% sur un an. Cette situation se poursuit mi-mars, soutenant les cours.

Le cheptel européen de vaches recule moins fort qu’il y a un an

Eurostat vient de publier les données du cheptel de vaches en Union européenne à fin 2025. Alors qu’il y a un an, fin 2024, on constatait un fort recul du cheptel de vaches de 3% en un an, au 1er décembre 2025, le cheptel européen est revenu à un rythme de recul conforme aux années passées, de 1% en un an. L’UE comptait ainsi 29,08 millions de vaches au 1er décembre 2025, en recul de 224 000 têtes en 2025, contre plus de 930 000 têtes perdues en 2024.

La France, 1er cheptel en UE, voit son nombre de vaches reculer tout de même de 2,1%, du fait des épizooties FCO et DNC qui ont entraîné des avortements chez les génisses et donc des retards d’entrée de ces dernières dans le cheptel de vaches. Par ailleurs, la décapitalisation structurelle s’est poursuivie, en lien avec les départs en retraite non remplacés.

En Allemagne, Irlande, Pologne et Italie, pays aux cheptels majoritairement laitiers, le nombre total de vaches fin 2025 s’est stabilisé. En effet, grâce au prix du lait en hausse partout en UE, lié à l’envolée du prix mondial du beurre jusqu’à la fin de l’été, les éleveurs laitiers ont maintenu en ferme leurs vaches laitières pour augmenter leur production de lait et profiter de cette situation favorable. Par la suite, le retournement de la conjoncture laitière au second semestre 2025 n’a pas conduit à un afflux de vaches de réforme.

Recul inédit des abattages de vaches en UE sur l’ensemble de l’année 2025

Selon Eurostat, 5,95 millions de vaches ont été abattues en UE en 2025, soit -6% /2024 ou -387 000 vaches abattues (laitières comme allaitantes). Les tonnages abattus issue de vaches ont reculé de 5% sur l’ensemble de l’année, comparée à 2024, avec un total de 1,915 million de téc produites (-103 000 téc). L’exemple de l’Irlande est frappant, avec des abattages de vaches en recul de 20% en 2025. Ce recul des abattages a aussi eu lieu dans les autres pays laitiers comme en Allemagne (-6% en téc) en Italie (-4% en téc) ou en Pologne (-6% en téc).

Les cours des réformes restent très élevés

Durant les dernières semaines, de s7 à s10, le cours moyen européen de la vache O a gagné 4 centimes. En semaine 10 de 2026, les cotations étaient les suivantes :

  • 6,71 €/kg de carcasse pour la cotation française, qui a repris sa traditionnelle position de leader en UE (+13 centimes en quatre semaines, +31% /2025),
  • 6,22 €/kg de carcasse pour la vache O irlandaise (-10 cts en quatre semaines après les records de 2025, mais encore +18% /2025),
  • 6,18 €/kg de carcasse pour la vache O belge (+9 cts en quatre semaines et +14% /2025),
  • 6,00 €/kg de carcasse pour la vache O polonaise (-9 cts en quatre semaines mais encore +17% /2025).

Irlande : toujours aussi peu de vaches à l’entrée des abattoirs

En Irlande, selon le ministère de l’Agriculture irlandais, les réformes de vaches sont toujours très faibles, malgré le recul du prix du lait sur l’île d’Émeraude. Ainsi entre les semaines 7 et 10, les abattages de vaches sont encore en recul de 24% par rapport à 2025 et de 25% comparé à 2024. Avec aussi peu d’abattages, le prix de la vache O reste l’un des plus élevés d’UE, à 6,22 €/kg de carcasse en semaine 10 (+18% /2025).

Allemagne : tarissement des abattages après un mois de février dynamique

Les réformes de vaches ralentissent en Allemagne avec l’arrivée des beaux jours. Les niveaux d’abattages sont même inférieurs à ceux de l’année passée.

Après une accélération des abattages de femelles en Allemagne de mi-janvier à mi-février, ces derniers ont de nouveau reculé entre les semaines 7 et 10, de 1% /2025 selon l’indicateur hebdomadaire AMI. Le prix de la vache O a aussitôt ré-augmenté de 10 centimes ces quatre semaines, atteignant 6,03 € kg de carcasse selon AMI (+13% /2025) signe que le marché allemand de la viande de vache est toujours sous tension.

Viandes bovines » Maigre »

Régression des envois en début d’année 2026 

Le début d’année 2026 est marqué par une offre limitée de broutards, soutenant globalement les prix. Les exportations reculent nettement, que ce soit vers l’Espagne ou vers l’Italie. 

Reprise de la croissance des prix pour les charolais 

Les cours des broutards charolais poursuivaient leur hausse en début d’année, tandis que les Limousins et les Croisés se stabilisaient au-dessus des 6 € /kg vif.  

En semaine 11 :   

  • les Charolais U de 350 kg cotaient 6,22 €/kg vif (+1,29 € /2025), en hausse de 11 centimes sur quatre semaines,   
  • les Limousins E de350 kg atteignaient à 6,15 €/kg vif (+1,20 € /2025), stable sur quatre semaines,   
  • les Croisés R de300 kg restait inchangé en quatre semaines, à 6,30 €/kg vif (+1,69 € /2025),  
  • Les Charolais U de 450 kg gagnaient 7 centimes en quatre semaines, atteignant 5,53 €/kg vif (+68 cts € /2025),  
  • La cotation des Limousines E de 270 kg est resté la même sur un mois, à 5,80 €/kg vif (+1,35 € /2025).  
  • Les Charolaises U de 270 kg perdaient 5 centimes sur un mois, à 5,50 €/kg vif (+90 cts /2025).   

Recul des naissancesen janvier 2026  

Après une année 2025 en léger recul, les naissances de veaux allaitants sont restés sur la même tendance en janvier 2026.   

En janvier, 290 000 veaux sont nés de mère allaitante, en baisse de 2% par rapport à 2025. Cela prolonge les chiffres du cumul annuel 2025 qui était déjà en recul de 1,5%/2024 avec 3 110 000 veaux nés soit une baisse de 47 000 veaux.  

Malgré tout, en cumul sur les six premiers mois de campagne (juillet 2025 – janvier 2026), les naissances allaitantes progressaient de 2,4% /2024-2025, avec 1 782 000 veaux, mais toujours avec un repli de 4% par rapport à la campagne 2023-2024. Après un début d’année 2025 très bas à cause de la FCO-3 lors de l’automne 2024, les naissances ont connu un report de juin 2025 vers juillet 2025, d’où ce rebond au début de la campagne 2025-2026.

Progression des effectifs de broutards de moins de 6 mois  

Le retour du dynamisme des naissances d’automne en 2025, après une année 2024 fortement impactée par les maladies vectorielles, conduit à un renforcement des effectifs de broutards (notamment Limousins et Croisés). À l’inverse, les effectifs de broutards plus âgés étaient pénalisés par la faiblesse des naissances en début d’année.  

Au 1er février 2025, 771 000 mâles allaitants de moins de six mois étaient présents dans les élevages, en hausse de 2% /2025 mais toujours en dessous des niveaux précédent (-5% /2024). À l’inverse, les effectifs de mâles allaitants âgés de six à douze mois étaient en baisse, avec seulement  525 000 têtes (-4% /2025, -9% /2024).   

Baisse des envois en janvier  

En janvier, les envois de bovins âgés de 4 à 15 mois étaient en baisse par rapport aux chiffres de l’année précédente. 

Après une année en recul de -3% par rapport à 2024, avec  915 000 têtes, la tendance baissière s’est accentuée en janvier 2026 (semaines 1 à 5) avec 81 000 têtes exportées (-6% /2025).

Les exportations de femelles sont particulièrement touchées par la baisse des envois (-10%/2025 contre -3%/2025 pour les mâles). Elles ne représentent plus que 32% des exportations, signe qu’une part plus importante de femelles est sans doute gardée pour le renouvellement des troupeaux en France. De même, la baisse des exportations touchait particulièrement les broutards charolais (-11%/2025), tandis que les broutards limousins étaient moins touchés par ce recul (-2%/2025) conséquences de la dynamique actuelle des naissances et de la demande étrangère plus importante pour les Limousins et Croisés. 

D’après les douanes cette baisse des envois s’expliquerait par une contraction des exportations vers l’Espagne de 36% en janvier. Environ 3 000 mâles lourds et 3 000 broutards de moins de 300 kg en moins auraient été envoyés par rapport à janvier 2025. L’impossibilité d’exporter des bovins vers l’Espagne depuis les zones vaccinales, en plus des diverses zones réglementées, a participé à la baisse des envois. À l’inverse de l’Espagne, l’Italie acceptait déjà en janvier les animaux issus de la zone vaccinale 2 ce qui aurait permis un relatif bon maintien des envois.  

Retour à des exportations de broutards lourds

Sur la fin de l’année 2025, et encore en janvier 2026, comme il y a 12 mois, l’Espagne alourdit en moyenne ses importations française de broutards.

Alors que les Espagnols étaient revenus à des poids plus légers au milieu de l’année 2025, en achetant des broutards mâles qui pesaient en moyenne 360 kg, ils ont depuis août à nouveau augmenté les niveaux de poids, avec des animaux de 390 kg en moyenne en janvier, rentrant en concurrence avec l’Italie, comme ce qu’il s’était produit fin 2024.

Baisse des envois vers l’Italie en marsd’après les données TRACES  

Plus récemment, d’après les données TRACES-DGAL, les envois de bovins toutes races et sexes confondus vers l’Espagne et l’Italie étaient en baisse entre les semaines 8 et 11 de 2026.   

Les envois vers l’Espagne (y compris veaux laitiers) étaient en baisse de 8% sur les semaines 8 à 11, à 38 000 têtes exportés. La baisse des exportations vers l’Italie était plus nette encore, à près de 21% sur cette période, reculant à un minimum historique de 55 000 têtes (-15 000 têtes/2025). Il semblerait que la disponibilité limitée des broutards pour l’exportation soit la cause de cette chute d’envois vers l’Italie. 

Viandes bovines » Veaux de boucherie »

Le veau français à rebours de la tendance européenne

La baisse de la consommation de veau en Italie a entraîné dans son sillage les cotations des veaux italiens et néerlandais. À l’inverse, les veaux français se sont stabilisés à un niveau inédit, faute d’offre à abattre dans l’hexagone.

Baisse des cours dans toute l’UE, stabilisation en France

Les cours des veaux de boucherie étaient orientés à la baisse début mars aux Pays-Bas et en Italie. À rebours de cette tendance, le veau français se stabilisait.

D’après les opérateurs, la consommation marque le pas dans toute l’Europe depuis fin février. Elle reculerait particulièrement en Italie, faisant baisser les exportations néerlandaises. La congélation pour report notamment des avants aurait repris aux Pays-Bas et en France. Les abatteurs attendaient la fin du ramadan (mi-mars) et Pâques (4 avril) pour espérer relancer la consommation.

Dans le détail, en semaine 11 :

  • Le veau de boucherie italien cotait 7,85 €/kg de carcasse, en baisse de 40 centimes sur un mois. Il restait supérieur de 6% à son niveau de 2025.
  • Le veau de boucherie néerlandais reculait à 8,00 €/kg de carcasse, toujours supérieur de 11% /2025 mais en baisse de 30 centimes sur quatre semaines.

Faute de débouchés italiens, les exportateurs néerlandais se tourneraient un peu plus vers l’hexagone. En effet, les prix des veaux français étaient stabilisés début mars 2026, à rebours des autres producteurs européens et malgré la pression d’un marché atone.

Une légère amorce de baisse semblait poindre en semaine 11 :

  • le veau de boucherie rosé clair O cotait 9,17 €/kg de carcasse (+18% /2025), en léger recul de 2 centimes sur un mois,
  • le veau de boucherie rosé clair R cotait 9,57 €/kg de carcasse (+20% /2025), en baisse de 4 centimes en quatre semaines,
  • le veau sous la mère rosé clair U cotait 11,79 €/kg de carcasse (+14% /2025), en net recul de 33 centimes sur un mois.

Conséquence de ces dynamiques contrastées, l’écart entre les carcasses de veaux françaises et européennes se creusait à Rungis.

En moyenne entre le 1er et le 16 mars :

  • la carcasse de veau rosé clair O origine France s’achetait à 8,90 € HT /kg (+1,41 €/2025),
  • la carcasse de veau rosé clair O origine UE s’échangeait à 7,60 € HT /kg (+1,23 €/2025).

L’écart entre les deux cotations continue de se creuser, à 1,30 €, un niveau stable depuis le début de l’année mais inédit sur les cinq dernières années. En mars 2025, l’écart était de 1,11 €.

Nouvelle baisse des abattages en 2025

Les sorties de veaux de boucherie étaient en recul dans toute l’Europe en 2025. Les prix records des veaux laitiers (lire notre article dédié pour en savoir plus) et la consommation relativement prudente n’ont pas incité les intégrateurs à augmenter la production.

Au total sur l’année 2025 :

  • 1 233 000 veaux ont été abattus aux Pays-Bas (-11% /2024) pour 188 000 téc (-12% /2024).
  • 925 000 veaux ont été abattus en France (-7%) pour 136 000 téc.
  • L’Italie a produit 590 000 veaux, en baisse de 6% après la très bonne année 2024 mais retrouvant un niveau proche des valeurs historiques.
  • La Belgique confirme sa bonne dynamique sur le temps long, malgré un recul de 4% par rapport au record de 2024, à 333 000 têtes. La production atteint 59 000 téc (-3% /2024) grâce à des poids carcasse en hausse de 2 kg en moyenne sur l’année.
  • L’érosion de la production s’est poursuivie en Allemagne, avec 264 000 veaux (-9% /2024) pour 42 000 téc (-7%). Les poids carcasse étaient en nette croissance et ont gagné 2,8 kg /2024 et 7,1 kg /2023, limitant la baisse de la production par rapport à celle des effectifs abattus.

La baisse de la production européenne se confirme début 2026

En janvier, 74 000 veaux sont sortis des abattoirs français (-12% /2025), 47 000 veaux des abattoirs italiens (-7%) et 25 000 veaux des abattoirs belges (= /2025). Les autres pays producteurs n’ont pas encore publié leurs chiffres.

En février, les abattages étaient de nouveau en fort recul en France (-8% /2025 à 71 000 têtes).

En cumul sur les deux premiers mois de l’année, 146 000 veaux ont été abattus, en baisse de 11% /2025, poursuivant la tendance observée depuis maintenant un an. En tonnage, la baisse est similaire, à 21 000 téc sur deux mois. Le léger recul des poids carcasses (-1,3 kg /2025) traduit la fluidité du marché.

L’aliment fibreux toujours en baisse

En janvier, les indices des prix d’achat des moyens de production agricole (IPAMPA) des aliments pour veaux poursuivaient leur décrue amorcée après le pic de 2023.

En janvier :

  • L’IPAMPA aliments d’allaitement pour veaux atteignait 121,2 points, en baisse de 2% sur un an,
  • L’IPAMPA autres aliments pour veaux (aliments fibreux) reculait à 119,8 points (-5% /2025), son plus bas niveau depuis janvier 2022.

Les effets de la guerre en Iran sur le marché du gaz ne seront visible qu’à la publication des indices pour le mois de mars.

Viandes bovines » Veaux laitiers »

Cours en hausse faute d’offre

Les cours des veaux laitiers sont restés en hausse dans toute l’Europe, faute d’offre suffisante pour la production de veaux de boucherie et de viande rouge. Seule l’Espagne voit ses prix reculer dans le sillage des prix des jeunes bovins.

Forte hausse des cours en UE

Les prix des veaux laitiers ont poursuivi leur forte hausse en mars, atteignant des niveaux inédits pour la saison.

En France, les veaux mâles de type lait s’achetaient à 284 €/tête en semaine 11, en hausse de 35 € sur un mois et de 105 € sur un an. Le manque d’offre semble net sur les marchés. Cette situation de hausse est généralisée en Europe, avec des records de prix saisonniers généralisés, à l’exception notable de l’Espagne.

Ainsi, d’après la Commission européenne, les cotations des veaux mâles laitiers en mars 2026 étaient nettement supérieures à celles de l’année précédente :

  • Les veaux laitiers polonais confirmaient leur place de plus chers d’Europe, à 310 €/tête (+85 € /2025), talonnés par les veaux laitiers néerlandais (302 €/tête, +75 € /2025) et allemands (301 €/tête, + 82 €/2025),
  • Les veaux laitiers irlandais se stabilisaient à 267 €/tête (+82 € /2025), après un pic en fin d’année dernière,
  • Les veaux italiens connaissaient une hausse similaire à celle des veaux français (+14% en quatre semaines), atteignant 232 €/tête (+52 €/2025).

Seuls les veaux espagnols étaient en baisse sur un an, à 162 €/tête (-12€ /2025). Les perturbations sur le marché de la viande, dues notamment à la peste porcine africaine, peuvent expliquer cette baisse.

Léger recul des exportations

En début d’année, les envois de veaux laitiers français étaient en léger recul.

Sur cinq semaines, 32 000 veaux ont été exportés, soit 1 000 de moins qu’en 2025. La destination de 95% de ces veaux a été l’Espagne, marché historique des veaux laitiers français.

Nette baisse des naissances

Les naissances de veaux laitiers étaient en baisse de 3,4% en janvier, avec 238 000 têtes.

Sur ce total, 139 000 veaux sont a priori destinés à l’engraissement (tous les mâles et les femelles croisées lait-viande), en baisse plus nette (-4,5% /2025), traduisant probablement un moindre recours au sexage lors des inséminations du printemps 2025.