En France, les cours des vaches restent en hausse, creusant l’écart avec les autres États membres. Les prix des JB résistent à la baisse saisonnière et ceux des veaux gras demeurent à haut niveau. Les broutards et les veaux laitiers atteignent des niveaux inédits pour la saison, faute d'offre suffisante en animaux maigres. En Europe les cours sont plus fluctuants. Les prix des JB italiens se sont stabilisés. Le ramadan n’a pas fait recette en Espagne et le déclenchement du conflit au Moyen-Orient a fait réagir le marché, tout comme en Pologne qui craint pour ses ventes vers la Turquie.
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Les exports français de viande bovine ralentissent en janvier
Dernière révision leLes exportations de viande bovine démarrent à rythme ralenti en janvier. En France, en février, l’inflation alimentaire progressait encore un peu, notamment du fait de l’évolution du prix des viandes et des produits animaux.
En janvier les exports de viande bovine n’ont pas décollé
L’année 2026 a démarré avec des exports peu dynamiques. En janvier, 17 300 téc de viande bovine ont été exportées de France, en recul de 7% /janvier 2025 (-1 300 téc). La viande de jeune bovin français est moins bien positionnée à l’export que d’autres origines européennes depuis quelques mois (lien vers notre article sur les jeunes bovins en Europe) ce qui a quelque peu freiné les expéditions.

Les exportations françaises de viande bovine ont reculé vers presque toutes nos destinations :
- vers l’Italie (-10% /2025, -400 téc) à 3 500 téc,
- vers l’Allemagne (-4% /2025 ou -150 téc) à 3 000 téc,
- vers la Grèce (-18% ou -600 téc) à 2 500 téc, touchée au 2e semestre 2025 par une inflation moyenne de 21% sur le bœuf,
- vers les autres pays de l’UE (-22% ou -400 téc) à 1 500 téc,
- vers les pays tiers (-36% /2025) à 500 téc, essentiellement vers le Royaume-Uni et la Suisse.
Nos envois de viande bovine ont cependant progressé de 17% vers les Pays-Bas (+500 téc) en janvier, à 3 000 téc, sans que nos imports du Royaume-Uni, en partie ré-expédiés vers les Pays-Bas, n’aient progressé.
Ces pourcentages de variations sont à prendre avec prudence, un seul mois étant disponible en 2026.
Par ailleurs, depuis la mise en œuvre du Brexit, les échanges sont affectés par des flux « parasites » avec le Royaume-Uni et les Pays-Bas. Des opérateurs britanniques font dédouaner des viandes britanniques en France avant réexportation vers les Pays-Bas. Ces flux ne sont pas retranchés des chiffres ci-dessus.
Les importations de viande en faible recul
En janvier, les volumes importés se sont effrités de 2% /2025 (-500 téc) à 28 000 téc. Les importations ont reculé de 3% /2025 depuis l’Irlande, de 5% du Royaume-Uni, de 2% de Pologne, de 10% d’Espagne et de 21% de Belgique. Elles ont cependant progressé de 2% depuis les Pays-Bas, notre premier fournisseur, ainsi que de 33% depuis les autres pays de l’UE (+200 téc) à 800 téc. Les États membres habituellement fournisseurs de la France peinent à exporter suffisamment actuellement, les disponibilités étant faibles chez eux. La France se tourne donc vers les Pays-Bas, plateforme de réexport, et vers des fournisseurs plus inhabituels, tels l’Autriche (+35% à 350 téc).

Le disponible consommable de viande bovine resté stable en janvier
En janvier, la consommation par bilan de viande bovine et de veau était stable en France, à 117 000 téc, grâce aux abattages stables en base CVJA (corrigées des variations inter journalières annuelles selon Agreste). Attention toutefois, ce calcul ne tient pas compte des éventuelles variations de stocks qui peuvent influer sur les volumes d’un mois sur l’autre ou sur de plus longues périodes. La part d’import dans la consommation se situait à 25%, comme en janvier 2025.

En février, l’inflation sur l’alimentaire frais encore en hausse
En février selon l’INSEE, l’inflation générale était de 0,9% sur un an (contre 0,3% un mois plus tôt). Cette accélération est liée à une moindre baisse du prix de l’énergie en février 2026 qu’en 2025, qui avait bénéficié de la baisse de 15% du tarif réglementé de l’électricité. L’indice des prix des produits manufacturés recule, comme depuis de nombreux mois, de 0,2% cette fois-ci. L’alimentaire, au contraire, poursuit sa hausse, à 2,0% sur un an contre +1,9% un mois plus tôt. Les produits alimentaires frais accélèrent à +1,8%, contre +1,1% le mois précédent, notamment du fait des viandes (+3,4% toutes espèces confondues contre +3,2% un mois plus tôt), des produits laitiers et œufs (+1,3% après +1,0%) et du poisson (+4,8% après +1,7% un mois auparavant).































