Les cotations du beurre restent plutôt soutenues en Océanie comme en Europe et se redressent aux États-Unis. Les cours de la poudre convergent, entre rebond aux États-Unis et baisse en Europe et en Océanie.
Cours du beurre soutenus et Europe et Océanie, redressement aux États-Unis
Après les dynamiques divergentes observées début 2025, les cotations du beurre se raffermissent chez les principaux exportateurs. En juin 2025, les cours étasuniens du beurre ont affiché une nette progression sur un mois (+5% /mai 2025 mais -23% /juin 2024, à 4 868 €/t). Les cotations étaient toujours soutenues dans l’UE (+1% /mai 2025 et +16% /juin 2024, à 7 380 €/t), où les stocks industriels restaient limités et la demande à l’import grandissante. En Nouvelle-Zélande, la demande à l’export soutenait encore les cours, proche du niveau record de juin 2024 (= /mai 2025 et -1% /juin 2024, à 6 936 €/t).

Aux États-Unis comme en Nouvelle-Zélande, la demande internationale participe grandement à l’orientation des cours du beurre. Entre janvier et mai 2025, les exportations de beurre et de butter-oil depuis les États-Unis ont atteint 40 000 tonnes (x2,7 /2024) quand celles depuis la Nouvelle-Zélande flirtaient avec les 220 000 tonnes (+14%). En parallèle, le manque de disponibilités en UE a participé à la nette progression de beurre et de butter-oil. Sur les 28 premières semaines de 2025, les importations de beurre et de butter-oil de l’UE-27 ont dépassé 24 500 tonnes (x2,7 /2024). Les principaux fournisseurs étant le Royaume-Uni (+9% /2024 à 8,9 kt), la Nouvelle-Zélande (x20 à 6,7 kt) et l’Ukraine (x19 à 4,8 kt). Ces trois partenaires bénéficiant d’un accès préférentiel au marché européen.

Convergence des cours de la poudre maigre
En juin 2025, les cotations de la poudre maigre ont suivi des évolutions variées pour converger au même niveau de prix, entre 2 400 et 2 500 €/t. Aux États-Unis, après une baisse marquée au premier trimestre, le cours de la poudre maigre s’est redressé (+3% /mai 2025 et = /juin 2024, à 2 415 €/t) avec une demande intérieure un peu plus ferme. En Europe, la vigueur de l’euro rend la poudre maigre européenne moins compétitive sur le marché mondial et la cotation poursuit sa tendance à un léger repli (-1% /mai 2025 et -1% /juin 2024, à 2 430 €/t). En Nouvelle-Zélande, la demande à l’export a légèrement fléchi (31 kt expédiées en mai 2025, soit -13% /2024). Ainsi, le cours de la poudre maigre était en baisse pour le 3ème mois consécutif en juin 2025, à 2 470 €/t (-6% /mai 2025 et -2% /juin 2024).

Lors de l’enchère début juillet sur le marché à terme du Global Dairy Trade, seule l’indice de prix pour le contrat de septembre avait augmenté, de façon limitée (+0,2%). A contrario, les indices de prix pour les contrats d’août, octobre, novembre et décembre étaient en baisse (de respectivement 0,5%, 2,2%, 5,1% et 4,1%). Fait notable d’après l’USDA, seule de la poudre écrémée européenne a fait l’objet d’échanges pour le contrat d’août. Aucune poudre d’Océanie n’a été échangée, signe d’une faible appétence pour ce produit.
