Reprise des cours néerlandais à la suite de la baisse de la production 

La baisse des mises en place à l’automne 2024 a eu pour effet de réduire fortement la production de veau aux Pays-Bas. En conséquence, les prix qui s’étaient stabilisés fin avril sont repartis à la hausse dès juin, de façon très précoce. Les prix restent stables en France à un niveau supérieur à ceux des années précédentes.

Ralentissement de la baisse des abattages aux Pays-Bas 

Les abattages étaient en forte baisse aux Pays-Bas en début d’année, à cause de mises en place faibles au second semestre 2024. En avril cette tendance s’est ralentie avec des abattages toujours en baisse mais plus proches des valeurs de 2024. 

Les abattages étaient en recul de 6% en têtes et de 8% en téc par rapport à 2024. En cumul sur les quatre premiers mois de l’année, seuls 406 000 veaux ont été abattus aux Pays-Bas, soit 72 000 têtes de moins qu’en 2024, ou -15%. Par ailleurs, les poids carcasse ont chuté, montrant une volonté de sortir les veaux plus tôt pour répondre à une demande toujours présente. Ainsi, sur quatre mois, la baisse des tonnages abattus aux Pays-Bas atteint 18% /2024, totalisant seulement 60  000 téc .  

Légère croissance des prix néerlandais faute d’offre 

En conséquence du fort recul de la production aux Pays-Bas, les cotations sont en légère hausse, chose assez rare à cette saison et à rebours des pays française. 

En semaine 28, le veau de boucherie pie-noir néerlandais cotait 7 €/kg de carcasse, en hausse de 12 centimes sur un mois et supérieur de 26% en comparaison à sa cotation de 2024. La cotation du veau rosé affiche une hausse similaire, atteignant 6,40 €/kg de carcasse (+36% /2024, +10 cts en quatre semaines).  

Les abattages en léger recul au mois de juin en France 

Les abattages de veaux de boucherie ont connu une baisse plus ténue en France, contrairement au mois précédent.   

En juin, 72 000 veaux ont été abattus en France (-2% /2024) pour 11  000 téc (-1%). La hausse des poids carcasse à 148,1 kg éc (+1 kg /2024) est une conséquence des abattages plus tardifs (189,6 jours en moyenne, +0,5 jr /2024), ce qui a permis de limiter le recul de la production de viande, contrairement à la situation aux Pays-Bas. 

Cependant, ces variations en dents de scie sont à remettre en perspective du nombre de jours ouvrés : mai 2024 comptait 23 jours ouvrés, contre 20 en 2025, tandis que juin 2024 comptait 20 jours ouvrés contre 21 en 2025. La baisse au mois de mai est donc à minorer car il y avait plus de jours ouvrés en 2024 qu’en 2025, et que la baisse en juin s’est faite malgré un nombre de jours ouvrés plus important en 2025. 

Pour avoir une vision globale, les chiffres en cumul sur six mois, peuvent nous éclairer : 479 000 veaux ont été abattus au 1er semestre (-7% /2024) pour 70  000 téc (-6% /2024) ce qui reste une baisse notable de la production de veau de boucherie. 

Stabilisation des cours en France 

À la suite d’une période de baisse saisonnière entamée en avril, les cours français des veaux de boucherie semblent se stabiliser, comme ce qui est observé usuellement à cette période de l’année. 

En semaine 28, les cotations étaient de : 

  • 7,61 € /kg de carcasse pour le veau rosé clair O élevé en atelier, soit 71 cts de plus qu’en 2024 et en baisse de 4 cts sur un mois, 
  • 7,95 € /kg de carcasse pour le veau rosé clair R élevé en atelier (+71 cts /2024 et -4 cts en quatre semaines), 
  • 10,35 € /kg de carcasse (moyenne semaines 24 à 27) pour le veau rosé clair U élevé au pis (+88 cts /2024 et +16 cts en quatre semaines). 

Le prix des veaux français restait au-dessus des cotations des Pays-Bas et de l’Italie de plus de 80  centimes. 

Des prix stables pour les matières premières 

Les cours des moyens de production ont poursuivi leur lente décroissance, sauf pour les aliments d’allaitement non fibreux. 

En mai, en base 100 en 2020 : 

  • L’IPAMPA des aliments fibreux (autres aliments pour veaux) se stabilisait à 126 points (-2% /2024, -14% /2023), stable depuis le début de l’année, 
  • L’IPAMPA aliments d’allaitement pour veaux s’établissait à 123 points, toujours sur un niveau intermédiaire entre les deux années précédentes (+6% /2024, -3% /2023), 
  • Le prix du propane était stable sur un mois à 116 points (= /2024 mais +2% /2023). 
  • La poudre de lactosérum doux cotait à 800 €/tonne en semaine 28, soit 22% de plus qu’en 2024 (+ 145 €/tonne).