Si les cotations du beurre, de la poudre maigre et des fromages restent plutôt soutenues en Océanie comme en Europe, elles continuent de se replier aux États-Unis à l’heure où l’administration Trump lance une guerre commerciale au reste du monde.
Forte chute du cours du beurre aux États-Unis
Les cotations du beurre restent élevées en UE et en Océanie, mais continuent de se replier aux États-Unis. En mars 2025, les cours étasuniens du beurre étaient en retrait marqué sur un mois (-7% /février 2025 et -17% /mars 2024, à 4 728 €/t). Avec une demande à l’export encore dynamique, les prix étaient plus stables en Nouvelle-Zélande en euro malgré le léger retrait du dollar néo-zélandais (= /février 2025 et +18% /mars 2024, à 6 986 €/t). Les cotations sont restées soutenues dans l’UE (+2% /février 2025 et +31% /mars 2024, à 7 369 €/t) où les stocks industriels étaient limités.

Aux États-Unis, d’après l’USDA, la demande intérieure de beurre est contrastée tant pour le secteur de la grande distribution que pour celui de la restauration. Si la demande de beurre de la part des acheteurs internationaux est forte, la hausse des droits de douane imposée par Trump entraîne une approche attentiste des clients potentiels. La production de beurre est saisonnièrement soutenue et les stocks de beurre sont globalement en nette augmentation.
Les cotations étasuniennes de la poudre maigre plongent
En mars 2025 comme les mois précédents, les cotations de la poudre maigre ont suivi des évolutions variées. C’est aux États-Unis que la baisse a été la plus marquée, le cours flirtant désormais avec le niveau de début 2024 (-13% /février 2025 et +1% /mars 2024, à 2 400 €/t). Ils étaient en léger retrait sur un mois en Océanie (-4% /février 2025 et +13% /mars 2024, à 2 695 €/t) et dans une moindre mesure en UE (-2% /février 2025 et +2% /mars 2024, à 2 501 €/t) malgré la vigueur de l’euro qui rend la poudre maigre européenne moins compétitive sur le marché mondial.

Aux États-Unis, d’après l’USDA, l’activité commerciale a ralenti alors que les disponibilités restaient importantes. Les prix sont donc orientés à la baisse.
Le cours du cheddar étasunien en retrait
A l’instar des ingrédients laitiers, les cours des fromages aux États-Unis sont sous pression. En mars 2025, le cours du cheddar étasunien a nettement reculé sur un mois à 3 352 €/t (-12% /février 2025 mais +12% /mars 2024) alors que les stocks sont encore conséquents et que la production de fromages a augmenté d’après l’USDA.

Les prix restaient mieux orientés au sein de l’UE (= /février 2025 et +4% /mars 2024 pour l’Emmental allemand, à 6 300 €/t) et dans une moindre mesure en Océanie (-4% /février 2025 et +17% /mars 2024 pour le cheddar néo-zélandais, à 4 592 €/t).
Des prix en hausse sur la plate-forme Global Dairy Trade
Alors que la guerre commerciale lancée par le Président Donald Trump laisse planer le doute sur le devenir des marchés laitiers, les enchères du Global Dairy Trade sont restées soutenues et les tendances globalement haussières depuis le début de l’année. Le 15 avril 2025, les prix ont atteint :
- 7 679 US$/t pour le beurre (+13% depuis le début de l’année),
- 2 795 US$/t, pour la poudre de lait écrémé (+4% depuis le début de l’année).
- 4 923 US$/t pour le cheddar (+4% depuis le début de l’année),
- 4 171 US$/t, pour les poudres grasses (+10% depuis le début de l’année).

