La baisse des naissances en France, couplée aux tensions sur le marché européen des bovins maigres, soutient les cours des veaux laitiers.
Le prix du veau laitier toujours plus haut
Après un réajustement à la baisse en août, la cotation du veau laitier est repartie à la hausse en septembre contrairement à l’évolution habituelle liée à la hausse saisonnière des naissances.

En semaine 41, la cotation du veau mâle laitier français de 45 à 50 kg a encore gagné un euro. Elle a atteint 321 €/tête, égalant son pic de juillet et accroissant le différentiel avec les années précédentes (cette cotation n’était que de 70 € en 2024 à la même période).
Ce haut niveau de prix témoigne de la faiblesse de l’offre liée à la baisse des naissances et du maintien de la demande en France et en Europe pour les veaux laitiers.

Les naissances de veaux laitiers ont enregistré une baisse de 13% en août par rapport au haut niveau de 2024, la baisse étant plus modérée par rapport à 2023 (-2,4%). Les premières données de septembre montrent par ailleurs un recul des naissances de 5% sur la première décade du mois par rapport aux 10 premiers jours de septembre 2024.
Les prix espagnols suivent le mouvement
La cotation espagnole du veau frison est elle aussi repartie à la hausse, regagnant 4 € en quatre semaines pour atteindre 198 €/tête en semaine 40 (+57% /2024 soit +72 €).

Les opérateurs espagnols restent attentistes depuis la découverte de trois foyers de DNC en Catalogne début octobre, qui a conduit à la fermeture du marché marocain pour les bovins vivants. Toutefois cette fermeture de marché pourrait rester un épiphénomène au regard du manque global de viande bovine sur le marché européen. Les bovins finis ne pouvant plus partir au Maroc pourront être abattus en Espagne et vendus en carcasse.
Hausse des exportations en juillet et août
Après avoir augmenté de 26% en juillet (semaine 27 à 31), les exportations françaises de veaux auraient progressé de 3% en août (semaine 32 à 35).

A l’heure où nous bouclons cette édition, nous apprenons que le ministère de l’Agriculture a pris des mesures temporaires d’interdiction d’exportations de bovins vivants, en raison des nouveaux foyers de DNC. Les analyses contenues dans ce numéro ne tiennent pas compte de cette information. Par ailleurs, dans un communiqué de presse, la ministre a affirmé « veiller à ce que le marché et les prix ne soient pas indûment affectés par cette mesure temporaire »
