Après une petite hausse en octobre, les naissances de veaux mâles de mère laitière ont de nouveau été légèrement plus élevées en novembre. Dans le prolongement de fin 2025, le prix est stable en début d’année 2026. Les exports ont repris en novembre, mais sont loin de compenser le recul d’octobre.
Cotations stables début 2026
La baisse de disponibilité des veaux a entraîné une hausse des prix en 2025, jusqu’à plus de 320 €/tête pour le veau mâle de type lait en octobre. C’est finalement la suspension des exportations françaises de bovins en octobre, dans le cadre de la lutte contre la DNC, qui a mis un coup d’arrêt à la hausse des prix. Ils ont chuté et se sont stabilisés autour de 200 €/tête. Le prix moyen 2025 se situe à 234 € /tête, soit +130 € / 2024.

En semaine 3 de 2026, la cotation du veau mâle laitier français de 45 à 50 kg était à 178 €/tête (+47€ /janvier 2025).
Hausse des naissances en novembre
En novembre, les naissances de veaux de mère laitière ont été en hausse de 1%, avec 295 000 veaux nés.

Cette hausse légère, deux mois consécutifs, ne compense pas la chute observée au mois d’août (-13%). En cumul annuel sur 11 mois, 2 763 000 veaux de mère laitière sont nés en France, soit une baisse de 2,3% /2024 (-66 000 têtes). Sur les cinq premiers mois de la campagne 2025-2026, 1 470 000 veaux sont nés, en recul de 2,0% /2024-2025 (-30 000 têtes) et -2,6% /2023-2024.
Les naissances de veaux disponibles pour l’engraissement (femelles croisées et l’ensemble des mâles laitiers et croisés lait-viande), étaient stables en novembre à 173 000 têtes. Au total, en cumul annuel, 1 645 000 animaux disponibles pour l’engraissement sont nés, soit une baisse de 2,4% /2024 (-41 000 têtes). Sur la campagne 2025-2026, 867 000 veaux sont nés, soit un recul de 2,0% /2024-2025 (-17 700 têtes) et -2,4% /2023-2024.
Reprise des exportations de veaux en novembre
En novembre, sur les semaines 45 à 48, les exportations de veaux mâles de mère laitière ont faiblement crû par rapport à la même période de 2024 (+3%). Cette légère hausse n’a pas permis de rattraper le creux d’octobre, conséquence de la fermeture des frontières à l’export dans le cadre de la lutte contre la DNC sur le territoire français.

En cumul sur 11 mois d’après SPIE-BDNI, 293 000 têtes ont été exportées, soit 29 400 de moins qu’en 2024, une baisse de 9,1% /2024.
