Les prix des jeunes bovins finis restent orientés à la hausse dans les principaux États membres de l’Union européenne. Le manque d’offre sur le marché permet de répercuter le prix élevé d’achat du maigre.
Des prix toujours plus hauts à l’approche des fêtes
À l’approche des fêtes de fin d’année, les opérateurs mettent le prix pour avoir les volumes et la qualité. Ce phénomène saisonnier est amplifié cette année par l’offre particulièrement restreinte dans chacun des États membres, qui accroît la concurrence entre abatteurs. Les engraisseurs peuvent ainsi répercuter la forte hausse des prix d’achat des bovins maigres sur ceux des jeunes bovins finis.

En Italie, les cours de toutes les catégories de jeunes bovins mâles ont repris leur hausse mi-novembre à la bourse de Modène. Le JB charolais Prima Qualità a atteint 8,17 €/kg de carcasse en semaine 49 (+26% /2024).
En Espagne, même s’ils ont parfois du mal à répercuter les hausses à leurs clients, les abatteurs s’arrachent les jeunes bovins finis afin de s’assurer des volumes. Ceci fait grimper les cours. La cotation espagnole du jeune bovin U a encore gagné 17 centimes entre mi-novembre et mi-décembre, atteignant 7,77 €/kg en semaine 49 (+26% /2024).
La France suit le mouvement. La cotation française du JB U atteignait 7,80 €/kg en semaine 49 (+28% /2024).
Même en Allemagne, les prix sont repartis à la hausse après un tassement début novembre lié à des sorties plus nombreuses en octobre. Le JB U allemand cotait 7,31 en semaine 49 (+25% /2024).
Italie : forte inflation sur le prix de la viande bovine
En Italie, la hausse des prix des jeunes bovins finis ainsi que celle de la viande importée se répercutent à la consommation.

En novembre 2025, l’inflation sur la viande bovine était la plus élevée de tous les produits animaux. Le prix de la viande bovine à la consommation était en hausse de 8,2% /2024 contre seulement 1,9% pour le total alimentaire. La viande de volaille, sa principale concurrente, enregistrait une hausse de 5,5% et le porc une hausse de 3,9%. Les œufs s’étaient eux aussi renchéris (+7,7%) et les fromages également (+6,4%).
Cette hausse des prix à la consommation semble commencer à peser sur la demande. Néanmoins, les volumes produits et importés étant globalement restreints, le marché reste équilibré.
Allemagne : peu de jeunes bovins à sortir en cette fin d’année
En Allemagne, la baisse des naissances de veaux en 2024, en partie liée à la FCO 3, a conduit à un recul des mises à l’engraissement et à une baisse des sorties de jeunes bovins, particulièrement marquée depuis début novembre.

Sur les semaines 46 à 49, le nombre de jeunes bovins abattus était largement inférieur aux niveaux des années précédentes (-6% /2024 et -15% /2023). Toutefois, cette offre semble satisfaire la filière, la demande s’étant quelque peu resserrée du fait des prix élevés.
