La campagne 2026 sur de bons rails

La campagne 2026 de production du lait de chèvre a démarré en fanfare. Les volumes livrés sont en hausse grâce aux fourrages de qualité et au cheptel présent en exploitation en augmentation.

+5% de lait en janvier

La collecte de lait de chèvre s’est élevée à 25,3 millions de litres en janvier 2026, une hausse de 5% /2025.

D’après les données de l’enquête hebdomadaire de FranceAgriMer, la production de février reste dans la même lignée, en hausse de 6% /2025. En cumul jusque la semaine 11 (15/03), la hausse serait également de +6% /2025.

Dans la continuité de fin 2025, les livraisons de lait de chèvre débutent donc 2026 de façon dynamique. La qualité des fourrages de 2025 et la présence fin 2025 de plus de chèvres et de chevrettes qu’à la même date en 2024 selon l’enquête cheptel d’Agreste expliquent ce bon début d’année. Pour maintenir ce niveau de production, la récolte fourragère du printemps devra être de qualité et disponible assez rapidement, les stocks 2025 étant réduits.

Hausse générale des livraisons

En janvier, la collecte a progressé dans toutes les régions, à des niveaux variables :

  • +7% en Centre-Val de Loire, et en Occitanie,
  • +5% en Pays de la Loire
  • +4% en AURA
  • +1% en Nouvelle-Aquitaine.

Des approvisionnements supérieurs à 2025

Les stocks de produits de report caprins sont quasiment à leur niveau de janvier 2025 (-1%), en légère hausse sur un an (+1% /2024) et en retrait par rapport au mois de novembre (-25%).

Les industriels français ont importé 4,7 millions de litres équivalent lait en janvier 2026 (-14% /2025 et +7% /décembre 2025).

Les approvisionnements des transformateurs affichent une petite hausse par rapport à janvier 2025, à 30,0 millions de litres (+1% /2025).

Recul des fabrications fromagères

Les fabrications de fromages de chèvre sont en recul de 7% d’une année sur l’autre en janvier, totalisant 7 375 tonnes.

Les fromages de chèvre dits « à la coupe », c’est-à-dire destinés à la restauration hors domicile et à l’industrie agro-alimentaire, avaient déjà souffert en 2025 des difficultés de ce secteur. Les volumes fabriqués sont en recul de 12% /janvier 2025.

Les fromages frais, qui avaient bien progressé l’année passée, marquent le pas en janvier (-13% /2025) principalement à cause de la catégorie « fromages frais traditionnels » (-19% /2025).

Quant aux fabrications de fromages de chèvres à la pièce destinés à la vente au détail, elles sont en recul de 4% /2025. La bûchette reste leader en volume mais recule de 3% /2025.

Le segment ultra-frais au lait de chèvre débute 2026 comme il avait terminé 2025 : à +5% de fabrications par rapport à janvier 2025.

Achats de fromages de chèvre toujours dynamiques

Au cours de la deuxième période 2026 du panel Circana (du 25/01/2026 au 22/02/2026), les ventes de fromages de chèvre sont en hausse en volume (+1,6% /P2 2025) et en valeur (+1,0%). En cumul annuel mobile (CAM), elles croissent de 1,4%.

Les achats des ménages au rayon libre-service des grandes surfaces sont toujours sur une dynamique positive. Le prix moyen de vente est en léger retrait (-0,6% /P2 2025).

Ce dynamisme des achats cache de fortes disparités. Ainsi, les AOP sont en retrait de 2,4% sur la deuxième période et en cumul annuel mobile (CAM). En CAM, les ventes de Rocamadour (seconde AOP caprine en volume) ont diminué de 2,8%, mais sur le cumul des deux premières périodes de 2026, elles sont en hausse de 7%. Quant à la première AOP caprine, le Sainte-Maure-de-Touraine, elle affiche une baisse de 8,1% sur la P2 2026 et de 4,4% en CAM.

Les achats de fromages bio par les ménages ont reculé de 8,6% sur la P2.

Les marques nationales continuent de marquer leur territoire, avec des volumes en hausse en de 4,1% sur la P2 2026 et de 5,9% en cumul courant. Les marques de distributeurs affichent +1% sur la P2 2026 et seulement +0,4% en cumul courant.

Quant aux produits frais, leur dynamisme se confirme dans les achats, en hausse de 3,5% en cumul courant.