L’offre limitée en broutards tire les cours à la hausse début 2026, sauf pour les Charolais lourds et les femelles charolaises qui diminuent. Les naissances dynamiques de l’automne 2025 ont en partie compensé la baisse de début d’année.
Cotations en baisse pour les charolais lourds et les femelles charolaises
Toutes les catégories de broutards poursuivaient leur hausse en début d’année, à l’exception des Charolais les plus lourds et des femelles charolaises qui ont connu une légère baisse en sur les deux dernières semaines. Ces animaux, appréciés des engraisseurs italiens, ont pu subir la pression de cotations en baisse pour les jeunes bovins en Italie (lien article JB).

En semaine 7, la majorité des cotations étaient ainsi orientées à la ausse :
- les Charolais U de 350 kg cotaient 6,12 €/kg vif (+1,51 € /2025), en hausse de 9 centimes sur quatre semaines,
- les Limousins E de 350 kg atteignaient à 6,15 €/kg vif (+1,45 € /2025), en nette hausse de 25 centimes en quatre semaines,
- les Croisés R de 300 kg gagnaient 18 centimes en quatre semaines, à 6,30 €/kg vif (+2,02 € /2025),
- les Limousines E de 270 kg gagnaient 15 centimes en quatre semaines, à 5,80 €/kg vif (+1,40 € /2025).
À l’inverse, certaines catégories voyaient leurs cours r culer :
- Les Charolais U de 450 kg perdaient 9 centimes en quatre semaines, atteignant 5,46 €/kg vif (+51 cts € /2025), un niveau cependant toujours supérieur à leur première cotation de l’année,
- Les Charolaises U de 270 kg perdaient 8 centimes sur un mois, à 5,52 €/kg vif (+1,12 € /2025).
Naissances en baisse pour l’année 2025
Après un début d’année 2025 en recul, les naissances de veaux allaitants se sont redressées à l’automne 2025, sans toutefois compenser le premier semestre en baisse.

En décembre, 329 000 veaux sont nés de mère allaitante, en hausse de 2% par rapport à 2025. Malgré tout, le cumul annuel était toujours en recul de 1,6%/2024 avec 3 105 000 veaux nés soit une baisse de 51 000 veaux. En cumul sur le début de campagne (juillet – décembre 2025), les naissances allaitantes progressaient de 3,1% /2024-2025, avec 1 488 000 veaux, mais toujours -3% par rapport à la campagne 2023-2024.
Disponibilités toujours renforcées en broutards jeunes
Les perturbations de la reproduction des femelles allaitantes jouent sur les effectifs de broutards. Ainsi, les naissances dynamiques de l’automne conduisent à un fort renforcement des effectifs de broutards de moins de six mois au 1er janvier. À l’inverse, les effectifs de broutards plus âgés sont pénalisés par la faiblesse des naissances en début d’année.

Au 1er janvier 2025, 698 000 mâles allaitants de moins de six mois étaient présents dans les élevages, en hausse de 4% /2025 mais toujours en-deçà de son niveau précédent (-3% /2024). À l’inverse, les effectifs de mâles allaitants âgés de six à douze mois étaient en nette baisse, avec seulement 592 000 têtes (-7% /2025, -12% /2024).
Baisse des envois en décembre
Après la suspension des exportations en octobre, décembre n’a pas permis de compenser cette baisse des exportations pour l’année 2025.

Avec 69 000 têtes exportées, en baisse par rapport à 2024 (-3 000 têtes), les envois des semaines 49 à 52 (du 1er au 28 décembre 2025) concluaient l’année à la baisse. En cumul annuel, 915 000 broutards ont été exportés (-3% /2024), dont 609 000 mâles et 306 000 femelles. Les exportations de broutards limousins (-2%) étaient moins touchés que celles de broutards charolais (-7%).
Envois dynamiques vers l’Espagne en 2025
Les envois ont nettement progressé vers l’Espagne en 2025, malgré une légère baisse en décembre.

En décembre, les envois vers l’Espagne étaient en baisse de 5% /2024 (-1 000 têtes), avec une nette diminution des approvisionnements en broutards légers d’après les douanes françaises.
En cumul sur douze mois, la tendance reste à l’augmentation des envois de broutards vers l’Espagne, porté par les mâles de plus de 300 kg. Ceux-ci ont progressé de 33% /2024 (+23 000 têtes), grâce au dynamisme du début d’année.
Repli des envois vers l’Italie en décembre
Les envois de broutards vers l’Italie ont régressé de 2% en décembre, avec 55 000 têtes envoyées d’après les douanes françaises.

Dynamiques depuis le début de l’année, les envois de femelles n’ont pas suffi à compenser la nette baisse des envois de mâles lourds. Avec une baisse de 8% de broutard mâles lourds exportées en décembre, les envois totaux étaient en baisse de 2%/2024 (-1 000 têtes). Sur l’année, la baisse est plus nette avec -5% de broutards exportés vers l’Italie, soit une baisse de 40 000 têtes. Au total, 751 000 broutards ont été exportés vers l’Italie en 2025.
Baisse des envois vers l’Italie en février d’après les données TRACES
D’après les données TRACES-DGAL, les envois de bovins toutes races et sexes confondus vers l’Espagne et l’Italie étaient en baisse entre les semaines 4 à 7 de 2026.

Avec 65 000 têtes, les envois vers l’Italie étaient en baisse de 7% /2025. Les envois vers l’Espagne (y compris veaux laitiers) étaient stables, à 42 000 têtes sur la même période.
