Les cours des gros bovins finis sont orientés à la hausse. Le contexte européen est toujours porteur et la baisse de l’offre en France contraint les acheteurs à rajouter des centimes chaque semaine.
La cotation du JB U a gagné 34 centimes en 6 semaines
Le marché européen est toujours en tension, avec peu d’offre en Italie et en Allemagne et des exportations espagnoles très dynamiques vers le Maghreb (pour en savoir plus, lire notre article sur le marché des jeunes bovins en Europe). En conséquence, les cotations françaises suivent le mouvement. Les cours des jeunes bovins français ont gagné entre 20 en 34 centimes depuis le début de l’année selon les conformations.

- Le jeune bovin U cotait 6,22 €/kg de carcasse en semaine 7 (+12% /2024).
- La même semaine, le jeune bovin R cotait 6,01 €/kg (+12% /2024).
- La cotation du jeune bovin O, qui n’avait pas encore véritablement décollé, a dépassé son haut niveau de 2023 pour atteindre 5,13 €/kg en semaine 7 (+4% /2024 et +2% /2023).

Les cours des femelles de race à viande continuent de creuser l’écart avec 2024
Les cours des vaches de race à viande continuent de progresser, l’offre étant relativement limitée.

En semaine 7 de 2025, la vache U standard avait gagné 12 centimes depuis le début de l’année pour coter 6,12 €/kg (+5% /2024). La vache R avait gagné 13 centimes dans le même temps à 5,71 €/kg de carcasse (+5% /2024).
Vive hausse des cours des laitières
Les cotations des vaches laitières s’envolent en Europe, ce qui réduit drastiquement la pression à l’import et permet aux prix français de suivre le mouvement, d’autant que les réformes laitières sont peu nombreuses. Cette hausse des cours des laitières françaises se fait toutefois avec retard par rapport aux autres origines.

La cotation française de la vache O a gagné 29 centimes depuis le début de l’année pour remonter à 4,92 €/kg de carcasse en semaine 7 (+10% /2024). Dans le même temps, la vache P a gagné 35 centimes, à 4,63€/kg (+11% /2024).
L’IPAMPA stable depuis plusieurs mois
De août à décembre (dernière données disponible), l’IPAMPA viande bovine (indice des prix d’achat des moyens de production agricoles) est resté quasiment stable, autour de l’indice 128,8. Ce niveau est inférieur aux sommets atteints en 2022 (-7% / décembre 2022) et également à 2023 (-2% /2023), mais il reste largement supérieur au niveau d’il y a 3 ans (+6% /décembre 2021).

A noter que l’IPAMPA ne couvre pas l’ensemble des charges des exploitations : d’autres charges comme les coûts salariaux ou les coûts des travaux par tiers, qui ne sont pas prises en compte dans l’IPAMPA, restent en hausse par rapport à 2023.
Les abattages en retrait en début d’année
Sur les 7 premières semaines de 2025, les abattages de gros bovins affichent une baisse de 3% par rapport à 2024 d’après l’indicateur hebdomadaire de Normabev. Les différentes catégories n’évoluent pas de la même façon :
• Le nombre de vaches de race à viande abattues enregistre une légère hausse de 1% par rapport au faible niveau de 2024
• Celui des génisses de type viande est en baisse de 2%
• Les réformes laitières sont en recul de 3%
• Les jeunes bovins de type viande accusent une forte baisse, de 7%, dont un partie pourrait être liée à un peu de rétention en élevage en lien avec la hausse des cours. Les jeunes bovins abattus sont en effet plus âgés que l’an dernier de 4 jours en moyenne
• Les jeunes bovins de type lait affichent un repli de 6%
• Les bœufs enregistrent une hausse de 2%
