Les volumes de lait de chèvre livrés en mars et avril continuent de tutoyer les sommets. Les fabrications de produits ultra-frais ont toujours le vent en poupe tandis que celles de fromages ont légèrement diminué.
Les livraisons dépassent leur moyenne 2023-2025
La collecte de lait de chèvre s’est élevée à 51,3 millions de litres en mars 2026, une hausse de 8% /2025.

En cumul sur les trois premiers mois de l’année, les livraisons atteignent 109 millions de litres (+7% /2025).
D’après les données de l’enquête hebdomadaire de FranceAgriMer, les productions d’avril et de début mai resteraient dans la même lignée, en hausse de 6% /2025. Si on compare à la moyenne 2023-2025, les livraisons sont en hausse de 3% sur les 19 premières semaines de 2026 (jusqu’au 10 mai).
Explosion des livraisons en Centre-Val de Loire et AURA
En mars, la collecte a progressé dans toutes les régions, à des niveaux variables :
- +15% en Centre-Val de Loire,
- +12% en AURA
- +9% en Pays de la Loire
- +5% en Occitanie,
- +4% en Nouvelle-Aquitaine.

En cumul sur les deux premiers mois de l’année, les hausses sont significatives dans toutes les régions, et notamment +12% en Centre-Val de Loire et +10% en AURA.
Hausse de collecte modérée par le recul des importations dans les approvisionnements
En mars 2026, les stocks de produits de report caprins ont entamé leur hausse saisonnière : ils sont en hausse de 15% d’un mois sur l’autre, mais toujours en-deçà de leur niveau de 2025 (-15%).
Les industriels français ont importé 2,8 millions de litres équivalent lait en mars 2026 (-50% /2025 et -29% /février 2026). Avec une collecte en forte progression depuis janvier, les importations sont très réduites.
Les approvisionnements des transformateurs augmentent par rapport à mars 2025, à 54,1 millions de litres (+2% /2025).

En cumul sur trois mois, 121 millions de litres de lait étaient disponibles pour les laiteries, soit une hausse de seulement 2% /2025.
Léger recul des fabrications de fromages à la pièce
Les fabrications de fromages de chèvre reculent de 2% d’une année sur l’autre en mars, totalisant 8 183 tonnes.

En cumul sur trois mois, elles s’élèvent à près de 23 000 tonnes, en retrait de 2% /2025.
Les fabrications de fromages de chèvre dits « à la coupe », c’est-à-dire destinés à la restauration hors domicile et à l’industrie agro-alimentaire, s’effondrent en cumul sur les trois premiers mois de 2026 (-8% /2025), en lien avec les difficultés du secteur de la restauration.

La catégorie fromages frais est en retrait de 3%, mais cela cache des disparités : les fabrications de « frais à tartiner » sont en hausse de 6% sur trois mois, tandis que les « frais traditionnels » sont en recul de 11% !
Quant aux fabrications de fromages de chèvre à la pièce destinés à la vente au détail, elles sont en recul de 1% en cumul. Les fabrications de bûchette et de crottins ont régressé de 2% en cumul annuel, et la catégorie « autres fromages affinés à la pièce » est stable.
Du côté de l’ultra-frais au lait de chèvre, on constate des fabrications en légère hausse en mars 2026 (+1% /2025 et +15% /mars 2024). L’évolution est de +4% en cumul annuel.

Consommation dynamique en avril
D’après les données de la quatrième période du panel Circana (du 23/03 au 19/04), les achats de fromages de chèvre au rayon libre-service des grandes surfaces restent positifs. Les ventes de fromages de chèvre au détail ont ainsi été supérieures de 1% par rapport à la même période de 2025.

En cumul depuis le début de l’année, les ventes sont en hausse de 1,4% en volume et de 0,5% en valeur. Cette plus faible progression en valeur s’explique notamment par le recul du prix moyen sur la P4 : -2,3% /P4 2025. Cette baisse du prix au kilo concerne tant les marques nationales que les marques de distributeurs.
