Viande ovine

Le cours de l’agneau espagnol atteint un niveau exceptionnel

Avec une production qui recule nettement depuis quelques années déjà et une demande à l’international très dynamique, la cotation des agneaux espagnols a atteint un record début décembre, dépassant largement les 11€/kg de carcasse. Le cours espagnol dépasse ainsi de loin le record du cours français, atteint pour Pâques cette année. En France, le marché s'est allégé et la cotation est repartie à la hausse.

Viande ovine » France »

Reprise de la consommation en octobre

La consommation de viande ovine repart à la hausse en octobre : le regain des volumes abattus a entraîné une détente des prix de vente. Suite à cela, la baisse saisonnière des abattages s’est accentuée et, avec la reprise très progressive de la demande de l’aval à l’approche des fêtes de fin d’année, le marché s’est allégé provoquant une nette hausse de la cotation entrée abattoir en novembre.

La cotation française décolle à l’approche des fêtes de fin d’année

En semaine 50 de 2025 (se terminant le 14 décembre), la cotation entrée abattoir de l’agneau français a poursuivi sa hausse. Elle a atteint 9,82 €/kg, soit +0,16 €/kg d’une semaine sur l’autre. Elle restait par ailleurs 0,64 €/kg sous son niveau de 2024. Après avoir augmenté d’une année sur l’autre en octobre, les abattages pourraient s’être tassés en novembre.

En octobre 2025, l’IPAMPA ovin viande était en léger recul d’un mois sur l’autre comme d’une année sur l’autre. Si on regarde dans le détail :
• L’indice énergie et lubrifiants a diminué de 1% d’un mois sur l’autre et de 6% /2024 ;
• L’indice engrais était en hausse de 1% d’un mois sur l’autre et de 10% d’une année sur l’autre ;
• L’indice aliments achetés s’est replié de 1% d’un mois sur l’autre et de 5% d’une année sur l’autre.

Attention, d’autres charges comme le travail effectué par un tiers ou le fermage, non incluses dans l’IPAMPA, continuent de croître.

Les abattages se redressent franchement d’une année sur l’autre en octobre

Selon Agreste, la production abattue de viande ovine était en recul de 4% d’une année sur l’autre sur les dix premiers mois de 2025, à 57 000 téc, et de 14% comparée à la moyenne des cinq dernières années (2020-2024).

Sur la période, les abattages d’agneaux comme de réformes ont diminué de 7 % en effectif et de 4 % en volume. Ces replis sont au moins en partie imputables à l’épidémie de FCO. L’alourdissement des carcasses explique les évolutions en volume. Le poids moyen de carcasse des agneaux est passé de 18,5 à 19,5 kgéc et celui des réformes de 26,7 à 27 kgéc.

En octobre, la production abattue s’est redressée de 16%, frôlant les 5 000 téc.

Selon les données d’Ovinfos, fournies par Interbev, les volumes abattus en novembre seraient au moins stables, ou plus élevés qu’en novembre 2024.

Les importations françaises d’agneaux vivants ont diminué sur les dix premiers mois de 2024, de 38% /2024, totalisant 70 000 têtes. Elles reculent de 36 000 têtes d’Espagne, notre principal fournisseur. Les imports de réformes, toutes espagnoles, ont baissé de 14% /2024, à 13 300 têtes. Ces reculs participent à la baisse des abattages en France.

Les exports français d’agneaux vivants ont reculé de 18% sur la période, totalisant 198 000 têtes. Les envois vers l’Allemagne ont plus que quintuplé (+ 29 000 têtes), du fait d’une baisse de leurs approvisionnements espagnols. Mais cela n’a pas suffi à contrebalancer les fortes baisses vers l’Espagne (-38 000 têtes), l’Italie (-23 000 têtes) et la Grèce (-9 000 têtes). Les exports de réformes ont en revanche légèrement progressé, de 2%, à 45 000 têtes, principalement vers l’Italie. On enregistre en revanche un fort recul vers la Hongrie.

Recul des importations de viande ovine sur 10 mois

Attention, les données publiées par les douanes ont été révisées début décembre, notamment l’export de septembre 2025. Les volumes britanniques à destination du marché français se redressent donc en septembre comparés aux données précédemment publiées qui annonçaient une forte baisse (+9% après révision contre -55% avant). Finalement, cela rapporte le total des importations françaises de viande ovine destinées au marché français à une baisse plus modérée, de 2,4% sur 9 mois au lieu de 5,3%, avec des volumes britanniques passant de – 3% à +16% sur 9 mois cumulés.

Les importations françaises de viande ovine destinées au marché français (en soustrayant le réexport estimé de viande ovine britannique) voient leurs volumes baisser sur un cumul de 10 mois en 2025 (-2,6 %), totalisant 68 000 téc. Elles augmentent de 4% depuis le Royaume-Uni mais baissent fortement en provenance des autres fournisseurs principaux : -13% depuis l’Irlande, -6% depuis la Nouvelle-Zélande et -14% depuis l’Espagne.

Les importations françaises de viande ovine reculeraient de 13 % comparées à la moyenne 2015-2019, sur 10 mois cumulés.

La détente du prix moyen semble relancer les achats en octobre

Sur les 10 premiers mois de 2025, les abattages français sont toujours en repli d’une année sur l’autre, tout comme les importations de viande ovine.

Le disponible français en viande ovine recule ainsi de 6% /2024 et même de 18 % comparé à la moyenne 2015-2019. Il reprend des couleurs en octobre, en hausse de 4% /2025.

Selon le panel Kantar, dont les données sont fournies par FranceAgriMer, les achats de viande ovine par les ménages français ont baissé de 12% sur 10 mois en 2025 comparés à 2024, parallèlement à une hausse de 9% du prix moyen des achats (de 18,23 à 20,24 €/kg entre 2024 et 2025). On remarque toutefois un regain des achats d’une année sur l’autre en octobre 2025, de 6%/2024. Cela va de pair avec un prix moyen de vente en hausse de seulement 3% ce même mois.

Viande ovine » UE et monde »

L’offre mondiale recule tandis que la demande se maintient

En 2025, l’offre diminue au sein de l’UE, au Royaume-Uni et en Nouvelle-Zélande. Même l’Australie, qui a atteint des niveaux de production records en 2024, fléchit. Face à une demande mondiale qui semble rester dynamique, les prix de la viande ovine progressent ou restent a minima historiquement élevés.

Espagne : l’agneau espagnol est désormais très convoité et son prix explose

Le cours de l’agneau espagnol entrée abattoir était enregistré à 11,26 €/kg en semaine 49, il bondissait alors de 0,20 €/kg d’une semaine sur l’autre et restait 1,58 €/kg au-dessus de son niveau de 2024. La cotation augmente traditionnellement à l’approche des fêtes de fin d’année en Espagne et la hausse de novembre est particulièrement spectaculaire cette année : entre les semaines 45 et 48, elle a bondi de 1,10 €/kg. Cela se répercute sur les consommateurs et les prix de la viande ovine s’envolent en Espagne.

Mi-décembre 2025, le cours des agneaux légers espagnols, principalement destinés au marché intérieur, a gagné 23% sur un an, pour atteindre 12,39 €/kg.

La forte demande sur les marchés internationaux pour la viande espagnole, visiblement très appréciée, tire aussi les prix vers le haut : les acheteurs étrangers sont prêts à payer plus cher. Lors de nombreuses foires aux bestiaux, il serait désormais fréquent de voir des exploitants marocains ou des pays du Golfe acquérir une grande partie des ovins disponibles à des prix que les bouchers espagnols ne peuvent égaler. Il en résulte une pression accrue sur l’approvisionnement du marché intérieur en animaux.

L’inquiétude s’intensifie à l’approche de Noël, période où la consommation d’agneau augmente fortement. L’an dernier, l’agneau de lait coûtait environ 18 ou 19 euros le kilo ; cette année, il pourrait atteindre 25 euros.

La production de viande ovine espagnole a baissé de 1% d’une année sur l’autre sur dix mois 2025, totalisant 80 200 t. Près de 600 000 réformes ont été abattues, soit -1% /2024 et la baisse est plus forte en volume (-2%), du fait d’un poids moyen de carcasse en baisse, à 24,2 kgéc.

A l’inverse, les carcasses d’agneaux se sont alourdies, de 0,7 kgéc en moyenne sur les dix premiers mois de l’année, à 12,3 kgéc. Cet alourdissement est probablement en lien avec l’annulation des envois au Maroc pour la Fête du Sacrifice, des agneaux qui ont finalement été abattus en Espagne puis exportés en carcasses. 5,4 M d’agneaux ont été abattus, soit -6% /2025, tandis que les volumes abattus étaient stables.

Les exportations de viande ovine espagnole sont en hausse d’une année sur l’autre sur dix mois en 2025, de 10% /2024, à 41 000 téc. C’est 5% de plus que sur les cinq dernières années. On observe notamment un bond des envois vers l’Algérie (qui ont quasiment triplé, de 4 000 à 11 000 téc).

Contrairement aux années précédentes, les exportations d’ovins vivants ont enregistré un recul, notamment une baisse notable des livraisons vers d’importants marchés comme le Maroc. Les envois d’agneaux espagnols ont reculé de 30% d’une année sur l’autre, totalisant près de 851 000 têtes sur dix mois et les envois de réformes ont chuté de 35% /2024, à 94 000 têtes.

Royaume-Uni : les abattages décrochent au 2nd semestre

Après un creux en octobre, la cotation de l’agneau britannique s’est redressée et, en semaine 49, elle atteignait 8,11 €/kg soit +0,04 €/kg d’une semaine sur l’autre. Elle restait toutefois en légère baisse par rapport à 2024 (-0,23 €/kg).

D’après le Defra (Département de l’Agriculture, de l’Alimentation et des Affaires rurales), après une hausse de 3% sur 7 mois, les abattages d’agneaux ont décroché : ils n’ont cessé de reculer d’une année sur l’autre en août, septembre et octobre mais sont toutefois stables sur 10 mois cumulés.

Les abattages de réformes ont baissé de 7% sur la période, et n’ont dépassé leur niveau de 2024 qu’au mois de juin.

Avec des poids moyens de carcasse en hausse de +0,6 kg pour les agneaux, à 20,5 kg, et une baisse de 0,8 kg pour les réformes, à 26,6 kg, la production britannique totale de viande ovine a atteint 220 000 t sur les dix premiers mois de 2025, soit +1% /2024 et -10% comparée à la moyenne 2015-2019.

Du côté de la consommation, le panel d’achat des ménages Kantar enregistre au Royaume-Uni une baisse notable des ventes d’agneau au détail : au 2 novembre, en cumul annuel mobile, elles reculaient de 10% d’une année sur l’autre, en parallèle d’une hausse de 4 % du prix moyen payé.

Cela libère des volumes à l’export. Les exportations britanniques de viande ovine étaient en hausse de 11% sur dix mois en 2025, à 71 000 téc. Elles dépassaient de seulement 1% leur niveau d’avant Brexit et pandémie de Covid-19 (moyenne 2015-2019).

Après un bond en 2024, les importations britanniques de viande ovine ont poursuivi leur croissance en 2025, augmentant de 4% /2024, à 69 000 téc. En provenance d’Australie, la hausse est de 40% soit +7 000 téc.

Irlande : les professionnels s’inquiètent de l’avenir de leur filière

En semaine 49 de 2025, selon la Commission européenne, la cotation de l’agneau irlandais atteignait 7,56 €/kg, en hausse de 0,03 €/kg d’une semaine sur l’autre et en baisse de 0,58 €/kg comparée à la même semaine en 2024. Les abattages reculent nettement, mais la demande à l’export reste faible, à l’image de la consommation en France, 1er client de l’Irlande en viande ovine.

Après avoir déjà baissé de 10% entre 2023 et 2024, la production irlandaise de viande ovine a chuté de 18% /2024 sur dix mois en 2025, totalisant 45 000 tonnes : c’est 19% de moins que sur la moyenne des cinq dernières années. Les effectifs d’agneaux abattus ont diminué de 19% /2024 et les volumes de 17%, illustrant une hausse des poids moyen de carcasse, de 21,5 à 22,1 kg. Le nombre de réformes a aussi reculé, de 21% /2024, tout comme les volume, avec un poids moyen de carcasse en légère hausse, atteignant 26,0 kg.

Plusieurs facteurs pourraient expliquer ce franc recul de la production, plutôt structurels comme un renouvellement générationnel difficile, ou plus conjoncturels comme la baisse des abattages d’agneaux nord-irlandais (plus intéressant d’abattre au Royaume-Uni où les agneaux sont pour le moment mieux valorisés, avec le label Red Tractor). Un autre élément devrait prolonger la tendance à l’œuvre : l’apparition de la FCO-3 en Irlande du Nord fin novembre.

Les nettes baisses du cheptel ovin inquiètent les professionnels de la filière, notamment l’Irish Farmer Association, qui demande au ministère irlandais d’« enrayer l’effondrement du secteur ovin en Irlande », en accordant notamment une aide ovine à hauteur de 30€/brebis dès l’année prochaine. Depuis 2022, le cheptel de reproductrices ne cesse de baisser en Irlande et le pays craint aujourd’hui de voir progressivement disparaître son 2ème secteur agricole le plus important.

Si le nombre d’ovins continue de diminuer au même rythme que les deux dernières années, le secteur de la transformation ne sera plus compétitif et ne pourra plus fidéliser des clients clés comme les grandes enseignes de distribution.

Malgré ce fort repli de l’offre, on ne constate qu’une légère baisse des exportations de viande ovine de 1% /2024, à 41 500 téc, avec notamment une hausse vers la France de 8% (en contradiction avec les douanes françaises) et une baisse de 37% vers le Royaume-Uni. les données douanières irlandaises ont été modifiées depuis le dernier article, où elles indiquaient une forte hausse, mais les résultats semblent toujours quelques peu étonnants.

Nouvelle-Zélande : baisse de la production et hausse des prix

Sur les 10 premiers mois de 2025, la production a reculé de 2% /2024, totalisant 344 000 téc. Le nombre d’agneaux abattus a diminué de 6% /2024, à 14,5 M de têtes, tandis que celui des réformes a augmenté de 5%, à 2,2 M de têtes.

On observe une nouvelle phase de décapitalisation, à mettre en lien avec les difficultés structurelles auxquelles fait face la filière néozélandaise (compétition avec l’élevage bovin lait puis les plantations de pin, plus récemment, qui participent aux difficultés de rentabilité des exploitations ovines). Cela pèse sur le cheptel ovin en Nouvelle-Zélande et les éleveurs sont tentés de se concentrer uniquement sur l’élevage bovin, plus rentable.

En octobre 2025, les effectifs d’agneaux et de réformes abattus ont baissé d’une année sur l’autre.

Les exportations de viande ovine ont totalisé 340 000 téc sur 10 mois, en recul de 1% /2024. On observe notamment des baisses vers le Royaume-Uni, les États-Unis et la Chine et des hausses vers l’Allemagne et les Pays-Bas (plateforme de réexport), Taïwan et la Grèce. Les exportations sont dynamiques à l’approche des fêtes de fin d’année, possiblement en lien avec une demande européenne dynamique.

Le prix de la viande ovine néozélandaise poursuit sa hausse, sous l’effet d’une demande internationale dynamique, qui se heurte à une offre mondiale sous tension.

Beef and Lamb New Zealand prévoit que 16,7 millions d’agneaux devraient être abattus durant la saison 2025-2026 (septembre à août), pour une production de viande avec os en baisse de 1,5 % par rapport à la saison précédente. La production de réformes devrait quant à elle diminuer de 4 %.

Viande ovine » UE et monde »

Regain du prix de la laine au Royaume-Uni et en Irlande

Les prix des laines britanniques et irlandaises ont bondi d’une année sur l’autre sur les neuf premiers mois de 2025. La hausse est plus modérée pour la laine française tandis que le prix de la laine australienne, bien mieux rémunérée à l’export, est en légère baisse.

Déclin progressif de l’industrie de la laine

Avec l’introduction de nombreux matériaux manufacturés et des fibres synthétiques pour l’habillement et l’ameublement, la valeur de la laine en France comme ailleurs (notamment au Royaume-Uni et en Irlande) a chuté dans les années 70. Depuis, la plupart des laines françaises de qualité (Mérinos) sont exportées, comme l’étaient déjà celles de moindre qualité.

Cette industrie, autrefois lucrative, a continué de décliner jusqu’à nos jours. En France, le prix de la laine récoltée ne permet pas de couvrir les coûts de la tonte, estimés autour de 2 €/brebis pour près de 2 kg de laine récoltés. La problématique se retrouve en Irlande et au Royaume-Uni et de nombreux éleveurs préfèrent alors stocker les toisons plutôt que de percevoir ces faibles montants.

Cette mauvaise valorisation de la laine n’encourage pas les éleveurs à faire l’effort de soigner les toisons ni même de les trier soigneusement lors de la tonte, ce qui fait encore baisser le prix des lots vendus, très hétérogènes. Cela créé un cercle vicieux.

De plus, la baisse de l’utilisation des infrastructures pour laver et traiter la laine a provoqué la fermeture de la grande majorité d’entre elles, rendant la valorisation de la laine d’autant plus complexe et coûteuse.

L’Australie domine le marché de la laine à l’export

L’Australie reste le pays dominant en matière d’export de la laine, et celle-ci est bien mieux valorisée vers la Chine, de loin le 1er acheteur mondial, que la laine française : les lots sont notamment plus homogènes et comportent moins de défauts. Mais la différence de prix s’explique aussi et surtout par le fait qu’une bien plus grosse part de la laine australienne est fine donc plus chère que la française, majoritairement grossière. Une bonne partie du cheptel australien, constituée de brebis de race Mérinos, est encore tournée vers la production de laine.

En 2024, la France se classe en 12ème position parmi les exportateurs mondiaux de laine, le Royaume-Uni est 6ème et l’Irlande 20ème. L’Australie est loin devant.

Une laine française surtout « grossière »

En France, les laines de qualité supérieure (type Mérinos, 20 à 26 microns), les plus adaptées à la filière textile, représentent moins de 5% de la production (Beudou et Desormeaux, 2024). Une grosse partie du débouché de la laine française, qui a du « gonflant » est donc orientée vers le rembourrage de matelas. En France, nombre d’industriels continuent de travailler de la laine étrangère (notamment néozélandaise), dont les lots sont plus homogènes, et moins chers.

Les exports français de laine se replient en volume en 2025

Concernant l’export, 1er débouché de la laine française quand elle en trouve un, la France exporte majoritairement de la laine de tonte en suint, c’est-à-dire brute, non lavée. C’est aussi la catégorie de laine majoritairement exportée par l’Irlande et l’Australie, tandis que le Royaume-Uni exporte surtout des laines de tonte dégraissées.

Les exports français de laine en suint (brute, non lavée, catégorie de laine très majoritairement exportée par la France, l’Irlande et l’Australie) ont nettement progressé de 2021 à 2024 mais repartaient à la baisse en 2025, de 17% en volume et de 15% en valeur (voir le graphique ci-dessous).

Mais le prix de la laine française exportée progresse légèrement

En septembre 2025, la laine de tonte en suint australienne exportée valait en moyenne 5,05 €/kg contre 1,0 €/kg pour la laine française, 1,02 €/kg pour l’irlandaise et 1,42 €/kg pour la britannique, selon les douanes.

Le prix moyen pondéré (PMP) de la laine, qui prend en compte le poids de chacune des différentes catégories de laine dans les volumes exportés et leur prix (ce qui permet de comparer le Royaume-Uni aux autres exportateurs) a dernièrement évolué favorablement en Europe. Le PMP de la laine britannique exportée a bondi de 15% sur 9 mois en 2025 /2024. Côté Irlande, le bond est de 16%, contre +7% en France. Il était en légère baisse en Australie sur la même période (-3%) mais restait bien plus élevé qu’en Europe.

Début octobre, le directeur des opérations de British Wool, au Royaume-Uni, a déclaré dans une interview accordée à la BBC que des fabricants du monde entier, notamment chinois, les sollicitent et que cette tendance à la hausse des prix se poursuit. Le déclin mondial du cheptel ovin associé à l’adoption de la laine par les consommateurs soucieux de l’environnement, expliquerait ce regain de demande à l’origine de la reprise des prix, à condition que la qualité de laine réponde aux attentes des acheteurs.