Les cours des veaux laitiers sont restés en hausse dans toute l’Europe, faute d’offre suffisante pour la production de veaux de boucherie et de viande rouge. Seule l’Espagne voit ses prix reculer dans le sillage des prix des jeunes bovins.
Forte hausse des cours en UE
Les prix des veaux laitiers ont poursuivi leur forte hausse en mars, atteignant des niveaux inédits pour la saison.

En France, les veaux mâles de type lait s’achetaient à 284 €/tête en semaine 11, en hausse de 35 € sur un mois et de 105 € sur un an. Le manque d’offre semble net sur les marchés. Cette situation de hausse est généralisée en Europe, avec des records de prix saisonniers généralisés, à l’exception notable de l’Espagne.

Ainsi, d’après la Commission européenne, les cotations des veaux mâles laitiers en mars 2026 étaient nettement supérieures à celles de l’année précédente :
- Les veaux laitiers polonais confirmaient leur place de plus chers d’Europe, à 310 €/tête (+85 € /2025), talonnés par les veaux laitiers néerlandais (302 €/tête, +75 € /2025) et allemands (301 €/tête, + 82 €/2025),
- Les veaux laitiers irlandais se stabilisaient à 267 €/tête (+82 € /2025), après un pic en fin d’année dernière,
- Les veaux italiens connaissaient une hausse similaire à celle des veaux français (+14% en quatre semaines), atteignant 232 €/tête (+52 €/2025).
Seuls les veaux espagnols étaient en baisse sur un an, à 162 €/tête (-12€ /2025). Les perturbations sur le marché de la viande, dues notamment à la peste porcine africaine, peuvent expliquer cette baisse.
Léger recul des exportations
En début d’année, les envois de veaux laitiers français étaient en léger recul.

Sur cinq semaines, 32 000 veaux ont été exportés, soit 1 000 de moins qu’en 2025. La destination de 95% de ces veaux a été l’Espagne, marché historique des veaux laitiers français.
Nette baisse des naissances
Les naissances de veaux laitiers étaient en baisse de 3,4% en janvier, avec 238 000 têtes.

Sur ce total, 139 000 veaux sont a priori destinés à l’engraissement (tous les mâles et les femelles croisées lait-viande), en baisse plus nette (-4,5% /2025), traduisant probablement un moindre recours au sexage lors des inséminations du printemps 2025.
