Maigre

Les prix du broutard en difficulté

Alors que la demande export est sur une bonne dynamique depuis la fin de l’été, les cotations des bovins maigres sont reparties à la baisse sur le dernier mois.

Les cotations en recul à l’entrée de l’automne

Après un léger rebond en septembre, porté par la reprise de la consommation à la rentrée qui a permis de libérer de nombreuses places dans les ateliers d’engraissement, les cotations reculent depuis le début de l’automne. Le recul touche toutes les catégories, y compris les femelles.

En semaine 41 :

  • Le Charolais U de 350 kg cotait 4,50 €/kg vif, en baisse de 23 centimes sur un mois,
  • Le Charolais U de 450 kg cotait 4,15 €/kg vif, avec 24 centimes de moins sur un mois,
  • Le Limousin E de 350 kg cotait 4,90 €/kg vif, en recul de 10 centimes sur un mois,
  • Le Croisé R de 300 kg cotait 4,78 €/kg vif, en baisse de 18 centimes sur un mois,
  • La Limousine E de 270 kg cotait 5,00 €/kg vif, avec 25 centimes de moins sur un mois.

Les naissances dynamiques à la fin de l’été

Les naissances étaient en forte hausse à la fin de l’été 2026, reprenant la tendance des dernières années, ralentie par les épisodes sanitaires, vers davantage de vêlages d’automne.

Les naissances de veaux de mère allaitante ont connu une forte croissance sur le mois d’août, avec 209 000 veaux (+18% /2025, +32 000 têtes, +13% /2024). En cumul sur huit mois, les naissances atteignaient 1,945 millions de veaux, en légère hausse de 1% par rapport au cumul 2025 sur la même période, mais toujours en recul par rapport à 2024, à -3%.

Au 1er septembre 2026, 676 000 mâles allaitants de six à douze mois étaient présents dans les élevages, soit 3% de plus qu’un an auparavant, mais en retrait de 5% par rapport à 2024. Les effectifs de mâles allaitants de moins de six mois étaient en hausse de 4% sur un an, à 635 000 têtes, mais en baisse de 4% comparé à 2024.

Des exportations dynamiques depuis l’été

D’après SPIE-BDNI, les exportations de broutards, très ralenties au 1er semestre du fait du manque de disponibilités, ont retrouvé du dynamisme.

En août (semaines 32 à 35), 57 800 broutards ont été exportés, soit 1 000 têtes de plus qu’en août 2025, période alors affectée par le contexte de la DNC. Néanmoins, les exportations françaises restent en retrait sur l’ensemble de l’année. Les disponibilités limitées en début d’année ont creusé un retard que la reprise des envois n’a pas permis de combler. En cumul jusqu’au 20 septembre, 550 000 broutards ont ainsi été exportés, soit 10% de moins qu’en 2025.
D’après les Douanes, sur les huit premiers mois de l’année, comme pour l’ensemble des destinations, les ventes vers l’Italie ont reculé.

D’après les Douanes, 452 300 broutards ont été exportés vers l’Italie depuis janvier, soit une baisse de 8% /2025 (-11% sur l’ensemble des destinations). Alors que la viande de génisses restait demandée en Italie, avec des exportations de femelles de plus de 300 kg en hausse sur août, les envois de mâles lourds souffraient encore du ralentissement des sorties de taurillons.
Mais les besoins liés à la préparation des fêtes de fin d’année pourraient contribuer à redynamiser le marché. D’après les données TRACES, sur les dernières semaines, les exportations vers l’Italie sont orientées à la hausse.

Du 31 août au 11 octobre, 122 200 bovins de tous types ont été exportés vers l’Italie, en hausse de 5% sur un an. La rentrée scolaire puis la perspective prochaine des fêtes de fin d’année ont redonné un peu de dynamisme aux sorties de taurillons en Italie (lire notre article dédié aux jeunes bovins en Europe), libérant les places pour de nouveaux broutards. La tendance positive est également visible en Espagne, à +17% /2025 sur les semaines 36 à 41.