Maigre

Recul des exports, prix toujours élevés 

Février confirme la tendance décrite en janvier, les envois de broutards sont en fort recul en lien avec la baisse de l’offre ainsi que les restrictions toujours en vigueur depuis la zone vaccinale du Sud-Ouest. Les prix se maintiennent à haut niveau. 

Stagnation des prix pour les limousins et les croisés 

Au mois de mars, les prix des mâles charolais lourds poursuivaient leur croissance, tout comme les broutardes charolaises de 270 kg. Depuis, la plupart des cotations étaient stables.  

En semaine 15 :   

  • Les Charolais U de 350 kg cotaient 6,25 €/kg vif (+1,09 € /2025), stables sur quatre semaines,   
  • Les Charolais U de 450 kg gagnaient 6 centimes en quatre semaines, atteignant 5,63 €/kg vif (+87 cts € /2025),  
  • Les Limousins E de 350 kg atteignaient à 6,15€/kg vif (+1,10 € /2025), +2 cts sur le mois de mars,   
  • La cotation des Croisés R de 300 kg est restée la même en quatre semaines, à 6,30 €/kg vif (+1,62 € /2025),  
  • La cotation des Limousines E de 270 kg restait inchangée en quatre semaines, à 5,80 €/kg vif (+1,15 € /2025).  
  •   Les Charolaises U de 270 kg gagnaient 3 centimes sur un mois, à 5,53 €/kg vif (+1,03 € /2025).   

Net recul des naissances en février 2026   

Après une année 2025 en léger recul par rapport à une année 2024 très impactée, les naissances de veaux allaitants ont de nouveau connu une forte baisse début 2026.   

Le cumul de campagne (entre juillet 2025 – février 2026) reste supérieur à la campagne précédente. Les naissances allaitantes progressaient de 1,3% /2024-2025, avec 2 067 000 veaux, soit 27 000 têtes de plus, traduisant un rattrapage après une campagne 2024-2025 très en retrait du fait des maladies vectorielles. Le cumul de 2025-2026 restait ainsi en recul de 6% par rapport à la campagne 2023-2024.

En février, 280 000 veaux sont nés de mère allaitante, en baisse de 6,6% par rapport à 2025. 

Diminution des effectifs de Charolais 

Les bonnes dynamiques de naissances observées au second semestre 2025 (par rapport à des naissances très basses à l’automne 2024) soutiennent la progression des effectifs de broutards de moins de 6 mois au 1er mars, en particulier chez les Limousins et les animaux croisés. En revanche, les effectifs de Charolais continuent de se réduire. 

Au 1er mars 2026, 828 000 mâles allaitants de moins de six moisétaient présents dans les élevages, en hausse de 2% par rapport à 2025, mais toujours en dessous des niveaux des années précédentes (-7% /2025).  

Les effectifs de mâles allaitants âgés de six à douze mois étaient en baisse, avec seulement 479 000 têtes (-1% /2025, -7% /2024), notamment à cause de la baisse des effectifs de broutards charolais (-6%/2025, soit -17 000 têtes) dont les naissances ont été durement impactées par la crise sanitaire en 2025. 

Forte baisse des envois en février  

En février, les envois broutards étaient en très forte baisse par rapport à l’année 2025 (-21%). 

Avec 194 000 têtes exportées, les envois sur les douze premières semaines de l’année (jusqu’au 22 mars) reculaient de 14% /2025. Cette baisse d’exportations touche tout autant l’Espagne que l’Italie. 

A la baisse de l’offre, s’ajoute la complexité administrative à exporter des animaux depuis les zones vaccinales, malgré l’ouverture officielle des pays européens clients aux animaux issus de ces zones.

Ainsi, si toutes les races sont touchées par la baisse des envois, les Blonds d’Aquitaine souffrent particulièrement de ce contexte (-52% d’envois /2025 sur douze semaines), leur bassin principal étant situé en zone vaccinale DNC. Le principal débouché pour les broutards blonds est en effet le Piémont italien, où ces animaux, proche de la race piémontaise, sont très prisés.  

La baisse des envois se prolonge en avril 

D’après les données TRACES-DGAL, permettant de décrire les flux de bovins vifs en France sur la période mi-mars à mi-avril (semaine 12 à 15) les envois de bovins vers l’Espagne et l’Italie étaient en nette baisse. 

Avec 100 000 têtes, les envois vers l’Italie étaient en baisse de 19% /2025 (-13 000 têtes /2025) sur les semaines 12 à 15. Les envois vers l’Espagne (y compris veaux laitiers) étaient en baisse de 25%, à 33 000 têtes (-11 000 têtes) sur la même période.