Les prix des broutards regagnent des centimes grâce à une demande italienne et espagnole dynamisée par la rentrée. Après le déficit de naissances enregistré en 2024-2025 dans un contexte sanitaire difficile, le léger rattrapage des vêlages observé à l’automne 2025 alimente désormais les effectifs de mâles de 6 à 12 mois, en comparaison des bas niveaux de 2025.
Les cours en reprise à la rentrée
Après la baisse enregistrée depuis le printemps, les cotations des broutards sont reparties à la hausse fin août, les engraisseurs italiens étant bien présents aux achats. La rentrée de septembre a en effet relancé la consommation de viande en Italie, libérant des places dans les ateliers d’engraissement pour de nouveaux broutards.

En semaine 37 :
- Le Charolais U de 350 kg cotait 4,73 €/kg vif, en hausse de 19 centimes sur un mois,
- Le Charolais U de 450 kg cotait 4,39 €/kg vif, avec 11 centimes de plus sur un mois,
- Le Limousin E de 350 kg cotait 5,00 €/kg vif, se stabilisant sur le dernier mois,
- La Limousine E de 270 kg cotait à 5,25 €/kg vif, en hausse de 15 centimes sur un mois,
- Le Croisé R de 300 kg cotait 4,96 €/kg vif, en recul de 9 centimes sur un mois.
Disponibilités retrouvées pour les mâles 6-12 mois
Conséquence du léger rattrapage des naissances observé à l’automne 2025, les effectifs de bovins mâles allaitants de six à douze mois présents dans les élevages début août étaient en hausse par rapport à 2025, s’approchant du niveau de 2024 à la même période.

Au 1er août 2026, 631 000 mâles de six à douze mois nés de mère allaitante étaient présents dans les élevages, soit 5% de plus qu’un an auparavant, mais en retrait de 1% par rapport à 2024.
Les effectifs de mâles allaitants de moins de six mois étaient stables sur un an, à 680 000 têtes, mais en baisse de 8% comparé à 2024.

Les naissances de veaux de mère allaitante sont en hausse sur le mois de juillet (+7% /2025, + 9 000 têtes, +30% /2024). Sur la campagne de juillet 2025 à juin 2026, les naissances atteignaient 3,093 millions de veaux, en hausse de 1% par rapport à la campagne 2024-25 très affectée par les maladies vectorielles. Elles sont en baisse de 5% par rapport à la campagne 2023-24.
Les flux limités par les faibles disponibilités depuis début 2026
D’après SPIE-BDNI, les exportations de broutards restent en retrait sur les sept premiers mois de l’année malgré la reprise des envois en juillet.

En juillet (semaines 27 à 31), 76 000 broutards ont été exportés, en hausse de 4 200 têtes par rapport au bas niveau de juillet 2025 (alors affecté par le contexte de la DNC). Néanmoins, les exportations françaises de broutards restent inférieures à leur niveau de 2025 en cumul, les disponibilités ayant été limitées en début d’année. Sur 34 semaines, jusqu’au 17 août, 530 000 broutards ont été exportés, soit 10% de moins qu’en 2025. Le recul concerne aussi bien les mâles, avec 350 000 têtes exportées (-9%), que les femelles, avec 178 000 têtes (-11%).
Reprise des exportations en juillet-août
Les envois de broutards vers l’Italie restaient en retrait sur juillet, mais ont rebondi en août.

D’après les Douanes, 58 000 broutards ont été exportés vers l’Italie en juillet, soit une baisse de 2% /2025 après plusieurs mois de recul. Les envois de mâles lourds ont particulièrement souffert du ralentissement des sorties de taurillons. À l’inverse, la viande de génisse restant demandée en Italie, les exportations de femelles de plus de 300 kg ont connu une nouvelle hausse en juillet.

Sur les dernières semaines (du 3 août au 13 septembre), la base de données TRACES a recensé l’export de 162 000 bovins de tous types vers l’Espagne et l’Italie, en hausse de 5% sur un an, au total vers ces deux destinations et de 9% par rapport à 2024.
