Maigre

Retour à des disponibilités habituelles

Le rattrapage des naissances à l'automne 2025, par rapport à un deuxième semestre 2024 perturbé par les maladies vectorielles, a conduit à des disponibilités renforcées en broutards au 1er juin.

Effectifs en hausse après une récupération des naissances d’automne

Les effectifs en ferme de mâles allaitants de plus de six mois étaient en hausse au 1er juin, retrouvant des niveaux habituels après les passages de maladies vectorielles.

Au 1er juin, 508 000 mâles de six à douze mois (nés entre le 1er juin 2025 et le 30 novembre 2025), soit une hausse de 5% /2025 et de 1% /2024. Les naissances plus dynamiques à l’automne, surtout en comparaison d’une fin d’année 2024 touchée par les maladies vectorielles, ont conduit à ce net rebond.

À l’inverse, les effectifs des broutards de moins de six mois (nés entre le 1er décembre 2025 et le 31 mai 2026) étaient, avec 824 000 têtes, en baisse de 1% /2025, et même de 10% /2024 au 1er juin, conséquence de vêlages allaitants en recul de 4% /2025 (-62 000 têtes) sur les cinq premiers mois de l’année, malgré un mois de mai en hausse de 3% /2025.

Cours à nouveau en baisse

Après s’être stabilisés en mai et juin, les cours de la plupart des catégories de broutards étaient à nouveau en baisse début juillet.

En semaine 28 :

  • Le Charolais U de 450 kg cotait 4,72 €/kg vif, en recul de 41 centimes sur un mois, se stabilisant à présent,
  • Le Charolais U de 350 kg cotait 5,13 €/kg vif (-38 centimes sur un mois), la baisse ralentissant cette semaine,
  • Le Limousin E de 350 kg cotait 5,05 €/kg vif, en baisse de 65 centimes sur un mois,
  • Le Croisé R de 300 kg cotait 5,20 €/kg vif, en recul de 50 centimes sur un mois,
  • La Limousine E de 270 kg reculait à 5,15 €/kg vif (-25 centimes en un mois).

Baisse des exports en mai

Les exportations de broutards ont été en recul en mai, dans le sillage du début de l’année.

En mai (semaines 19 à 22), 57 000 broutards ont été exportés, en recul de 12 000 têtes /2025. En cumul sur 25 semaines, les exportations ont atteint 405 000 têtes (-13% /2025). L’Italie reste la destination de 80% des broutards exportés en mai.

Redressement des envois en début d’été

Sur les dernières semaines, les envois de bovins toutes races, âges et sexes confondus connaissaient une hausse relative, la comparaison se faisant avec une année 2025 alors touchée par la DNC en Lombardie et dans une partie de la France.

Sur les semaines 25 à 28 (du 15 juin au 12 juillet), 93 000 bovins de tous types ont été exportés vers l’Espagne et l’Italie, en hausse de 4% /2025 et de 2% /2024.