Lait de chèvre et viande

Achats des ménages dynamiques en 2025

Les ventes de fromages de chèvre en grandes surfaces sont de nouveau en hausse en volume en 2025, portées notamment par les marques nationales. La collecte en revanche restera inférieure, de peu, à son niveau de 2024. Quant à la campagne de chevreau de Noël, les prix du vif ont certes été en hausse, mais les volumes ont manqué.

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Collecte en retrait de 1% sur onze mois

Malgré un second semestre très dynamique, la collecte de lait de chèvre parviendra difficilement à se hisser à son niveau de 2024. Les fabrications sont stables en cumul face à une consommation qui se tient bien.

Livraisons toujours sur une pente croissante en novembre

La collecte de lait de chèvre s’est élevée à 34,9 millions de litres en novembre 2025, une hausse de 5% /2024.

En cumul sur les onze premiers mois de l’année, 469 millions de litres ont été livrés, soit -0,8% /2024 (avec correction de l’effet année bissextile en 2024) et -3,9% /2023. 2025 devrait se terminer un peu en deçà du niveau de la collecte de 2024 qui s’était élevée à 500 millions de litres (-3,3% /2023). Le fort recul des livraisons sur les premiers mois de l’année n’a pu être complètement rattrapé en seconde partie de 2025, malgré un pic de collecte d’automne bien marqué.

Début janvier, il semble, d’après l’enquête hebdomadaire de FranceAgriMer, que la collecte débute au dessus de son niveau de 2025, et même proche de celui de 2024.

Collecte très dynamique en Centre-Val-de-Loire

En cumul sur les onze premiers mois de 2025, la collecte a évolué d’une année sur l’autre comme suit :

  • +3% en Centre-Val de Loire,
  • +1% en Occitanie
  • Stable en Pays de la Loire et AURA,
  • -4% en Nouvelle-Aquitaine.

Sur le mois de novembre, les livraisons sont en hausse de 9% en AURA, 7% en Centre-Val de Loire, 6% en Pays de la Loire, 3% en Nouvelle-Aquitaine et 2% en Occitanie.

Importations en hausse sur 11 mois

Les industriels français ont importé 4,9 millions de litres équivalent lait en novembre (-5% /2024 et +9% /octobre 2025).

De janvier à novembre, 55 millions de litres équivalent lait ont été importés, soit +21% /2024. Ils ont permis de compenser le fort recul de la collecte de début d’année.

Les approvisionnements des transformateurs sont en hausse par rapport à novembre 2024, à 39,9 millions de litres (+4% /2024).

En cumul sur onze mois, 524 millions de litres de lait de chèvre (collecte et importations) ont été transformés, un niveau légèrement supérieur à 2024 (+1,1%). Le niveau des livraisons du premier semestre avait fortement fait reculer les approvisionnements de début d’année, à peine compensés par les importations.

Les stocks de produits de report caprins étaient en recul sur un an en novembre (-3%) et par rapport au mois d’octobre (-11%).

En début d’année, ils ont suivi la même courbe qu’en 2023 et 2024. Au cours de l’été, ils ont reculé avant d’augmenter légèrement au moment du pic de collecte de l’automne, avant d’entamer leur baisse hivernale correspondant au creux des livraisons.

Recul des fabrications sur deux mois successifs

Les fabrications de fromages de chèvre sont en recul de 2,5% d’une année sur l’autre en novembre, totalisant 7 836 tonnes, après une baisse de 4,1% en octobre. En cumul depuis janvier, les volumes atteignent 89 400 tonnes (-0,6% /2024).

Les bûches de 1kg et autres fromages destinés à la restauration hors domicile ou aux industries agroalimentaires reculent (-5% en cumul sur onze mois) tandis que les fromages frais progressent toujours significativement (+3% /2024).

La catégorie des fromages affinés à la pièce est stable en novembre et en recul de 1% de janvier à novembre. Dans le détail, les bûchettes sont en retrait de 2% /2024 tandis que les crottins sont en hausse de 3%.

L’ultra-frais marque un recul brutal en novembre, 1 147 tonnes fabriquées (-14% /2024 mais -1% /2023).

En cumul sur onze mois, les fabrications d’ultra-frais demeurent en hausse de 3% /2024 (et +14% /2023).

Croissance des achats de fromages de chèvre en 2025

Les données Circana de la treizième période de l’année (du 14/12/25 au 10/01/26) permettent de faire la bilan des achats des ménages au rayon libre-service des grandes surfaces en 2025. En volume, les consommateurs ont accru leurs achats de fromages de chèvre de 1,3% /2024. Les marques ont réussi à reprendre des volumes, avec une hausse des ventes de 2,1%. Les marques de distributeurs progressent toujours mais à un rythme inférieur (+0,9% /2024), elle représentent 48% des achats (49% en 2023) contre 44% pour les marques nationales.

Les marques nationales ont moins progressé en valeur (+1,7%), à cause d’un prix moyen au kg en recul de 0,4% /2024. Quant aux MDD, en valeur, elles ne progressent que de 0,3%.

Les fromages de chèvre bio ont reculé de 7,4% /2024 en volume et de 8,0% en valeur. Les fromages AOP sont en retrait de 2,2% en volume et quasi-stables en valeur (-0,4%)

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Manque de chevreaux à Noël

La période des fêtes de fin d’année, second temps de consommation de viande de chevreau derrière Pâques, s’est terminée sur une production en fort recul. Cela a compliqué les approvisionnements des clients. Le prix du chevreau vif de 11kg était en hausse par rapport à 2024 sur cette période.

Cotations de fin d’année en hausse

Pour les fêtes de fin d’année, le pic de cotations du chevreau léger vif a atteint 4,82 €/kg (+6% /2024).

Depuis la reprise de la publication des cotations début septembre, le prix du chevreau de 8 à 11 kg vif a été stable, à 3,75 €/kg (+27 cents et +5% /2024). Le pic de Noël s’est étendu sur deux semaines, à 4,82 €/kg vif.

Début janvier, le chevreau vif est à 3,80 €/kg (+9 cents et +2% /janvier 2025). Il devrait rester à ce niveau jusque peu avant Pâques (lundi de Pâques le 6 avril en 2026).

Très fort recul des abattages de fin d’année

Sur la campagne de Noël 2025/2026, selon l’enquête conduite par Idele auprès des trois principaux abatteurs de chevreaux légers, près de 27 000 chevreaux ont été abattus (-14% /décembre 2024). Les poids carcasse sont en légère hausse, compensant légèrement ce fort recul. Les tonnages abattus ne baissent ainsi « que » de 12% à 159 000 téc.