Prix du lait de chèvre

Quasi-stabilité du prix du lait de chèvre au premier trimestre

Sur les trois premiers mois de 2026, le prix du lait de chèvre payé aux producteurs s’est élevé à 956 €/1 000 L. La légère hausse du prix payé a été effacée par le recul des taux. En Espagne et aux Pays-Bas, le prix du lait est aussi en hausse significative sur ce début d’année.

Prix de base en légère hausse, prix payé stable

À 956 € les 1 000 litres au premier trimestre 2026 (+0,3% /2025), le prix moyen payé aux producteurs de lait de chèvre est supérieur de 3 € à celui de 2025.

Cette hausse du prix payé découle de la légère augmentation du prix de base. Ce dernier montre lui aussi une légère augmentation (+0,6% /2025) tandis que les taux sont plutôt en retrait.

D’après l’enquête mensuelle de FranceAgriMer, une hausse de 0,9% et 8€/1 000 L serait observée sur le prix payé en avril.

Légère hausse de l’IPAMPA sur un an

Les charges en élevage caprin, suivies par l’IPAMPA (représentant 73% des charges totales), sont en légère hausse sur un mois et sur un an. L’indice IPAMPA lait de chèvre d’avril 2026 est à 124,9, soit une hausse de 1,2% sur un mois et de 2,6% sur un an.

Dans le détail, à part le poste aliments achetés, l’ensemble des charges progresse sous l’effet du conflit au Moyen-Orient :

  • Le poste aliments achetés est à l’indice 117,8, soit 1,7% /mars 2026 et -2,9% sur un an ;
  • Le poste engrais et amendements est à l’indice 182,7, soit +3,3% sur un mois et +18% sur un an ;
  • Le poste énergie et lubrifiant est à l’indice 195,4 (+3,5% sur un mois, +45% sur un an);
  • Les frais généraux sont à l’indice 113,2, soit +0,1% sur un mois et +1,7% sur un an.

Certaines charges non couvertes par l’IPAMPA, tels que les travaux réalisés par des tiers, les fermages ou encore le coût de la main-d’œuvre, ont continué de progresser.

Moins de matière utile

Sur le premier trimestre 2026, les quantités de matière grasse et de matière protéique dans le lait sont en recul, notamment sous l’effet de la forte hausse des volumes produits (effet dilution) et malgré la bonne qualité des fourrages. En mars, le taux de matière grasse a même reculé de 2%, à 42,06 g/L (-0,9 g/L) et le taux de matière protéique a diminué plus modérément, à 35,96 g/L (-0,6 g/L, soit -0,2% /2025).

En matière sèche utile (MSU), les livraisons sont, à l’image de la collecte, en forte hausse, à +7% en avril /2025 comme en cumul sur les quatre premiers mois de l’année.

Si on compare à 2023, année de référence avant les deux années successives de recul des livraisons, la hausse n’est que de 0,7%.

Hausse du prix en Espagne et aux Pays-Bas

En Espagne, la collecte de lait de chèvre poursuit son recul, malgré la hausse du prix du lait. Sur le premier trimestre, le retrait est de 10% d’une année sur l’autre, et de 5% /2025 en avril 2026.

La filière caprine espagnole ne semble pas se remettre de la crise traversée par la production laitière en 2024 et 2025, avec des coûts de production largement non couverts par le prix du lait. Les hausses de ce derniers enclenchées par les acheteurs dès mi-2025 n’ont pas suffi à relancer la production.

Le prix payé est à 1 107 €/1 000 L en avril 2026, soit +20% /2025.

Aux Pays-Bas, le prix du lait affiche une hausse constante sur les derniers mois de l’année, pour atteindre 777 €/1 000 L en avril (+6% /2025).