Le cheptel ovin espagnol s’est effondré fin 2025. La production et les exports, de vif comme de viande, sont en net recul. La cotation reste exceptionnellement élevée, illustrant le déséquilibre entre une offre restreinte et une demande particulièrement dynamique. Les cours britanniques sont proches de leur haut niveau de 2024, les cours irlandais remontent au-dessus de leur niveau de 2025
Espagne : la cotation reste à des niveaux exceptionnellement élevés
Après avoir atteint un point haut pour Pâques, phénomène d’ordinaire non observé en Espagne, le cours de l’agneau lourd espagnol entrée abattoir atteignait 11,49 €/kg en semaine 15, en baisse de 0,34€/kg d’une semaine sur l’autre et en hausse de +2,80 €/kg d’une année sur l’autre.

La production espagnole de viande ovine a baissé de 3% /2025 sur les deux premiers mois de 2026, totalisant 14 000 t. Les abattages d’agneaux ont reculé de 8% et ceux des réformes ont par ailleurs progressé de 5% /2025.
Les exportations de viande ovine espagnoles auraient de leur côté diminué de 5%, totalisant 7 400 téc, selon les douanes espagnoles.
Toujours sur les deux premiers mois de 2026, les exportations espagnoles d’agneaux vivants ont baissé de 64%, cumulant 64 000 têtes tandis que celles des réformes ont baissé de 66%, à 12 400 têtes.
Royaume-Uni : la cotation reste proche de son niveau de 2024
Le cours de l’agneau britannique entrée abattoir atteignait 9,72 €/kg en semaine 15, soit -0,22 €/kg d’une semaine sur l’autre et +1,40 €/kg d’une année sur l’autre. Il évolue globalement aux niveaux de 2024, bien au-dessus de ceux de 2025.

La production de viande ovine britannique avait progressé de 2% entre 2024 et 2025, mais cette hausse n’avait pas permis de contrebalancer la baisse de 7% entre 2024 et 2023. Elle est en hausse de 7% sur le 1er trimestre de 2026 /2025, à 70 000 t. C’est 2% de moins que la production ovine moyenne sur les 1er trimestres entre 2015 et 2019, avant Brexit. Les effectifs d’agneaux abattus ont gagné 5%, à 2,9 M de têtes et ceux des réformes 1% à 321 300 têtes. Les carcasses des agneaux et des réformes se sont alourdies de respectivement 0,5 kg et 0,7 kg, atteignant respectivement 21,1 et 27,6 kg.
Les importations britanniques de viande ovine ne cessent de progresser depuis l’application des accords de libre-échange avec la Nouvelle-Zélande et l’Australie en 2023 : +42% en 2024 et +3% en 2025. Sur 2 mois en 2026, ils bondissent de 12%, à 12 600 téc, avec +50% d’Australie.
Cela permet de libérer des volumes de viande ovine britannique à l’export. En effet, ces derniers ont progressé de 9% en 2025 mais c’est une hausse plus forte qui a été enregistrée pour les deux premiers mois de 2026 : +19% /2025, à 15 600 téc.
Les achats des ménages britanniques reculent de 2% sur le 1er trimestre 2026, avec des hausses de prix de 11% en moyenne sur la viande ovine.
Irlande : production et exportations toujours en retrait début 2026
Le cours de l’agneau irlandais de printemps entrée abattoir atteignait 10,10 €/kg en semaine 14, stable d’une semaine sur l’autre et +0,35 €/kg d’une année sur l’autre.

La production irlandaise de viande ovine a baissé de 3% /2025 sur les deux premiers mois de 2026, totalisant 8 360 t. Les abattages d’agneaux ont reculé de 4% et ceux des réformes étaient par ailleurs stables comparé à 2025.
Les exportations de viande ovine irlandaises auraient de leur côté diminué de 10%, totalisant 6 800 téc, selon les douanes irlandaises.
